• [^] # Re: Modération

    Posté par . En réponse au journal Rachat d'Electronic Arts finalisé. Évalué à 3 (+0/-0). Dernière modification le 11 août 2026 à 10:32.

    OK pour la vision pragmatique, c'est en effet le meilleur moyen de vivre ensemble. Ça nécessite quand même de ne pas s'attarder sur les contradictions, et même de les accepter. Ça nécessite quand même une disposition d'esprit particulière. Il faut construire un pacte social avec des musulmans modérés qui vivent l'Islam en pratique comme une religion de paix et de tolérance, tout en sachant que cette religion est fondée sur un livre sacré écrit par Dieu lui-même (sans intermédiaire) qui contient des passages odieux, fait l'apologie des violences conjugales, de la misogynie, de l'homophobie, de la pédophilie, de la guerre et du meurtre des infidèles et des apostats, et qui dit clairement que la loi divine supplante les lois humaines.

    J'adhère à tout ce qui a été dit plus haut sur les religions comme instrument de pouvoir, je ne pense pas qu'il puisse exister de "bonnes" religions, parce qu'elles véhiculent toutes une morale périmée datant de l'époque où elles ont émergé, mais ça ne veut pas dire qu'elles sont toutes équivalentes. Un des problèmes majeur des religions est que leur utilité sociale est souvent fondée sur la morale qu'elles apporteraient aux Hommes qui seraient intrinsèquement immoraux ou amoraux; pourtant, l'observation suggère le contraire, puisque l'évolution de la morale des sociétés humaines implique une divergence avec la morale des textes religieux, qui devient si problématique qu'il devient nécessaire de rompre avec eux ou d'en faire une lecture symbolique qui n'était absolument pas l'intention du texte initial. Les Chrétiens ont trouvé un moyen pratique de régler ce paradoxe: puisque les évangiles ont été écrits par des humains des décennies après les faits, le nouveau testament est d'origine humaine (seulement l'inspiration est divine) et bourré de contradictions; il suffit donc d'invoquer des erreurs quand la morale supposément divine devient abjecte à nos yeux de lecteurs modernes. À ma connaissance, les musulmans n'ont pas cet argument magique, et doivent composer personnellement avec cette dissonance cognitive; je trouve que la question de savoir si ça regarde les non-musulmans de savoir comment ils le font mérite d'être posée.