Demande à Patrick Drahi. Ça s’appelle rachat avec effet de levier.
Ça ne consiste pas à acheter une entreprise en l'endettant, mais à acheter une entreprise en s'endettant. Dans le but de rembourser sa dette, ou pas d'ailleurs, avec les dividendes perçus par la suite.
Combiné avec le fait de presser l'entreprise rachetée comme un citron, ça donne quelque chose d'assez moche, mais en aucun cas on ne peut rembourser son emprunt par un autre emprunt souscrit par l'entreprise en question. En effet, pour pouvoir verser des dividendes, l'entreprise en question doit avoir un résultat comptable positif, or la souscription d'un emprunt n'augmente pas le résultat comptable.
Je ne doute pas qu'on puisse magouiller quelque chose pour transférer une dette du propriétaire sur l'entreprise qu'il a achetée, mais ça reste une forme de fraude, tout à fait répréhensible si on arrive à la prouver.
[^] # Re: Drahi
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Rachat d'Electronic Arts finalisé. Évalué à 8 (+5/-0).
Ça ne consiste pas à acheter une entreprise en l'endettant, mais à acheter une entreprise en s'endettant. Dans le but de rembourser sa dette, ou pas d'ailleurs, avec les dividendes perçus par la suite.
Combiné avec le fait de presser l'entreprise rachetée comme un citron, ça donne quelque chose d'assez moche, mais en aucun cas on ne peut rembourser son emprunt par un autre emprunt souscrit par l'entreprise en question. En effet, pour pouvoir verser des dividendes, l'entreprise en question doit avoir un résultat comptable positif, or la souscription d'un emprunt n'augmente pas le résultat comptable.
Je ne doute pas qu'on puisse magouiller quelque chose pour transférer une dette du propriétaire sur l'entreprise qu'il a achetée, mais ça reste une forme de fraude, tout à fait répréhensible si on arrive à la prouver.