Ouais bon déjà il y a le fait que l'IA est une horreur écologique.
Ça n'est réellement le cas que pour ces gros modèles US qui visent à la fois l'IA généraliste et la domination commerciale—je trouve ces modèles fascinants, et ils franchissent des étapes incroyables tous les ans (cette année, c'est la résolution de problèmes de maths niveau recherche), mais ils sont loin de représenter l'IA en général. Combien de ces datacenters vont être utilisés pour générer de la vidéo Pr0n à la demande? Il existe des modèles plus petits qu'on peut faire tourner sur une infrastructure locale, et ils ne sont pas plus une horreur écologique que, disons, une ferme de minage de bitcoins ou un PC de gamer.
Sinon il y a aussi que dans le LL on a tendance à se la toucher entre nous, l'esthétique du code, la noblitude toussa
Comme beaucoup de domaines, le développement logiciel peut avoir une facette industrielle, artisanale, et loisir. Comme la pêche par exemple, ou la culture de tomates. C'est juste une question d'objectifs, si tu veux pour des raisons éthiques que le logiciel libre soit universel, il faut s'en donner les moyens et utiliser les mêmes outils que les producteurs de logiciels propriétaires.
Sans compter qu'il me semble très probable que cette phrase où le code produit par les humains peut encore être considéré comme meilleur que celui des IA ne va pas durer longtemps. Construire les perspectives du logiciel libre autour de l'hypothèse que les progrès des LLM en code vont s'arrêter net me semble assez spéculatif.
J'en viens à me demander si le développement logiciel ne va pas mourir à une assez brève échéance de toutes manières. S'il est possible d'avoir un truc tout à fait potable en demandant dans un prompt "je voudrais un résolveur de Sudoku" ou "j'aurais besoin d'une applet qui m'affiche en temps réel les flux réseau entrant/sortant par port", quel est le sens d'avoir des magasins de logiciels développés par des communautés?
[^] # Re: reproche minime
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Multiplier par 4 et en 4 ans l’adoption de Linux chez le particulier !. Évalué à 5 (+2/-0). Dernière modification le 14 août 2026 à 09:18.
Ça n'est réellement le cas que pour ces gros modèles US qui visent à la fois l'IA généraliste et la domination commerciale—je trouve ces modèles fascinants, et ils franchissent des étapes incroyables tous les ans (cette année, c'est la résolution de problèmes de maths niveau recherche), mais ils sont loin de représenter l'IA en général. Combien de ces datacenters vont être utilisés pour générer de la vidéo Pr0n à la demande? Il existe des modèles plus petits qu'on peut faire tourner sur une infrastructure locale, et ils ne sont pas plus une horreur écologique que, disons, une ferme de minage de bitcoins ou un PC de gamer.
Comme beaucoup de domaines, le développement logiciel peut avoir une facette industrielle, artisanale, et loisir. Comme la pêche par exemple, ou la culture de tomates. C'est juste une question d'objectifs, si tu veux pour des raisons éthiques que le logiciel libre soit universel, il faut s'en donner les moyens et utiliser les mêmes outils que les producteurs de logiciels propriétaires.
Sans compter qu'il me semble très probable que cette phrase où le code produit par les humains peut encore être considéré comme meilleur que celui des IA ne va pas durer longtemps. Construire les perspectives du logiciel libre autour de l'hypothèse que les progrès des LLM en code vont s'arrêter net me semble assez spéculatif.
J'en viens à me demander si le développement logiciel ne va pas mourir à une assez brève échéance de toutes manières. S'il est possible d'avoir un truc tout à fait potable en demandant dans un prompt "je voudrais un résolveur de Sudoku" ou "j'aurais besoin d'une applet qui m'affiche en temps réel les flux réseau entrant/sortant par port", quel est le sens d'avoir des magasins de logiciels développés par des communautés?