Tu as parfaitement le droit de minimiser les chiffres. J'aurais tendance à dire que vu la façon dont certaines choses sont présentées dans ce genre de rapport, on en est plutôt encore à invisibiliser une partie des problèmes. On ne parle pas de "moins de 1%".
Beaucoup d'auteurs vendent peu et ne rapportent rien ou presque à leur éditeur.
1) Pourquoi un éditeur décider de publier un auteur dont le travail n'est pas vendable ? Pour favoriser la saturation du marché ? Parce qu'il est trop incompétent pour juger de la qualité d'un livre ?
2) S'il est en réalité vendable, pourquoi ne fait-il pas son travail de promotion de façon égalitaire entre ses divers auteurs ?
Si je compare de mon expérience les bonnes et de mauvaises maisons d'éditions : dans les bonnes, chaque livre finalement imprimé sera défendu de la même façon, et les déséquilibres entre les ventes ne sont pas immenses. Il y a des flop et des tops, mais c'est équilibré. Dans les mauvaises maisons, tous les efforts sont mis sur "l'auteur qui rapporte", les autres servant à justifier d'un peu de volume, à se donner bonne conscience, à "sur un malentendu, on ne sais pas", et autres raisonnements que je ne suis pas capable de comprendre, mais ce qui est certain, c'est qu'il y a une différence de traitement a priori, avant même qu'un livre soit sur le marché, faisant que tout le monde n'aura pas les mêmes chances. C'est étrangement souvent ces dernières qui rechignent aussi à payer 100€ de droit d'auteur par an à leurs "petits" pour les raisons pré-citées.
Après, je ne sais pas pourquoi je discute. Il y a tout ce qu'il faut de rapports et d'études montrant l'état catastrophique de la création littéraire en France, il y a des rapports officiels qui pointent tout ce qui ne va pas ; que ce soit confirmé par ce que me racontent mes proches est absolument secondaire, mon témoignage a évidement bien moins de poids que ces rapports et je ne prétends rien d'autre, mon seul objectif initialement étant de saluer le fait que SpaceFox, lui, fait le choix de bien faire, et qu'il n'y a pas à minimiser son choix, bien plus honorable que ce que d'autres font dans la profession.
Les problèmes sont identifiés, les causes clarifiées, et le souci ne va pas se régler dans une discussion sur linuxfr. Mais vu que ça touche des gens que j'aime et que j'apprécie, qui sont pour la plupart réellement talentueux, je vois un peu rouge quand on utilise des sophismes douteux pour minimiser le fait qu'ils se font exploités voir escroqués. Et je ne comprends vraiment pas ton intérêt à dire que ce n'est pas grave que nombre d'auteurs subissent cela, de les réduire à un chiffre négligeable.
[^] # Re: Un retour
Posté par Zatalyz (site web personnel) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 7 (+5/-0).
10ème baromètre des relations auteurs-éditeurs
Tu as parfaitement le droit de minimiser les chiffres. J'aurais tendance à dire que vu la façon dont certaines choses sont présentées dans ce genre de rapport, on en est plutôt encore à invisibiliser une partie des problèmes. On ne parle pas de "moins de 1%".
1) Pourquoi un éditeur décider de publier un auteur dont le travail n'est pas vendable ? Pour favoriser la saturation du marché ? Parce qu'il est trop incompétent pour juger de la qualité d'un livre ?
2) S'il est en réalité vendable, pourquoi ne fait-il pas son travail de promotion de façon égalitaire entre ses divers auteurs ?
Si je compare de mon expérience les bonnes et de mauvaises maisons d'éditions : dans les bonnes, chaque livre finalement imprimé sera défendu de la même façon, et les déséquilibres entre les ventes ne sont pas immenses. Il y a des flop et des tops, mais c'est équilibré. Dans les mauvaises maisons, tous les efforts sont mis sur "l'auteur qui rapporte", les autres servant à justifier d'un peu de volume, à se donner bonne conscience, à "sur un malentendu, on ne sais pas", et autres raisonnements que je ne suis pas capable de comprendre, mais ce qui est certain, c'est qu'il y a une différence de traitement a priori, avant même qu'un livre soit sur le marché, faisant que tout le monde n'aura pas les mêmes chances. C'est étrangement souvent ces dernières qui rechignent aussi à payer 100€ de droit d'auteur par an à leurs "petits" pour les raisons pré-citées.
Après, je ne sais pas pourquoi je discute. Il y a tout ce qu'il faut de rapports et d'études montrant l'état catastrophique de la création littéraire en France, il y a des rapports officiels qui pointent tout ce qui ne va pas ; que ce soit confirmé par ce que me racontent mes proches est absolument secondaire, mon témoignage a évidement bien moins de poids que ces rapports et je ne prétends rien d'autre, mon seul objectif initialement étant de saluer le fait que SpaceFox, lui, fait le choix de bien faire, et qu'il n'y a pas à minimiser son choix, bien plus honorable que ce que d'autres font dans la profession.
Les problèmes sont identifiés, les causes clarifiées, et le souci ne va pas se régler dans une discussion sur linuxfr. Mais vu que ça touche des gens que j'aime et que j'apprécie, qui sont pour la plupart réellement talentueux, je vois un peu rouge quand on utilise des sophismes douteux pour minimiser le fait qu'ils se font exploités voir escroqués. Et je ne comprends vraiment pas ton intérêt à dire que ce n'est pas grave que nombre d'auteurs subissent cela, de les réduire à un chiffre négligeable.