Ça, je trouve que c'est plus une image qu'une réalité. Oui, on peut faire de l'art en solitaire, façon "arts créatifs", mais si on envisage d'arriver à des œuvres réellement abouties, c'est pas gagné en restant seul.
[...]
Et c'est d'ailleurs ce que tu fais en devenant éditeur, tu parle d'ailleurs toi-même de la "chaine du livre", qui, quand elle n'existe pas, conduit les manuscrits à juste dormir dans un coin sans que personne ne les lisent (et souvent sans qu'ils ne deviennent aboutis).
En fait je suis d’accord avec tout ce passage ; là aussi c’est une nuance qui a été sabrée d’une dépêche pour en conserver une longueur et une cohérence acceptables.
Subséquemment, il y a une précision qui n’apparait plus clairement : l’apprentissage dans l’art et la technique est toujours une activité « sociale » (plus que « d’équipe », puisque à cette étape on est plus dans une activité faite en commun sur des projets différents, qu’une équipe travaillant sur un même projet). La grosse différence que je fais, c’est que dans beaucoup d’arts, il y a de longues périodes de travail solitaire pendant la réalisation ; et que le travail en équipe concerne surtout des métiers très différents pour aboutir au produit final. Au contraire, dans le développement informatique, à moins de petits projets, c’est fréquent de travailler à plusieurs métiers identiques pendant toute la réalisation du produit.
Concernant la chaîne éditoriale elle-même, as-tu jeté un œil aux outils mis en place par Des Livres En Commun (anciennement Framabook) ? https://framagit.org/framabook
L'objectif était justement de créer des livres "propres", que ce soit côté typographie, accessibilité, respect des standards epub. Et si jamais, je suis assez certaine que les auteurs du système répondent aux questions ;)
Ah non, il faut que je regarde ça, merci !
Par curiosité, sur l'impression à la demande, tu es passé par qui finalement ? C'est hélas en effet un peu la seule solution tenable quand il y a des petits volumes. Ce n'est pas déconnant, par ailleurs : on évite d'imprimer un stock qui reste sur les bras.
BoD - Books on Demand, qui a une offre pour les éditeurs. J’ai eu de bons retours, et honnêtement pour l’instant ça va, à un détail près : il y a eu une confusion donc au début le livre était référencé avec « BoD » comme éditeur ; ça a été corrigé, mais il reste des SI qui ne se mettent pas à jour (dont celui de Babelio). D’ailleurs je découvre qu’une bonne moitié des SI de librairies se permettent de faire n’importe quoi avec le nom d’éditeur qu’on leur communique : je vois « Éditions du Renard Spatial » (c’est correct), « Editions Du Renard Spatial » (le É a disparu mais OK), « EDITIONS DU RENARD SPATIAL » (RIP la capitalisation et le É), « Renard Spatial » ou « RENARD SPATIAL » (... pourquoi pas ?), « Renard Spatial Eds Du » (hein ?!), voire des librairies sans nom d’éditeur du tout.
Sur le cas des diffuseurs et distributeurs : je ne me prononcerai pas pour des raisons assez évidentes. Je ne peux que conseiller qui lit ce message à se renseigner sur la faillite de Makassar, et des impacts pour les éditeurs qui passaient par cette entreprise (donc pour toute la chaine liée).
Au moins, quand on a publié sous licence libre, on se garde le droit de se forker soit-même, de se diffuser autrement.
En effet ; j’en ai pas parlé non plus mais beaucoup d’éditeurs ont tendance à vouloir un peu trop verrouiller les auteurs chez eux.
Mais du coup, tu as accompagné ton autrice sur son texte depuis ce "départ", ou elle avait déjà son premier jet quand tu as commencé à travailler avec elle ?
Ce bouquin-ci est particulier, parce qu’en fait il vient... d’un de mes textes à l’origine.
Il y avait un évènement qui s’appelait « Les 24 heures de la nouvelle », sur le modèle des 24 heures de la bande dessinée, où le but du jeu c’était de réussir à écrire une nouvelle en 24 h sur une contrainte donnée au départ du décompte. On trouve encore le site sur archive.org, mais il a disparu en 2021. Et donc j’y avais écrit la première version de ce texte, que Lisa a lu, suite à quoi elle m’a dit qu’il y avait de bons personnages et une bonne idée, mais que le texte était étriqué et beaucoup trop nihiliste. Je lui ai dit qu’elle n’avait qu’à l’améliorer... dont acte. La version finale est beaucoup plus longue (plus du triple) et n’a plus du tout la même ambiance.
Et c’est en écrivant ce paragraphe que je me rends compte que la première version était déjà sous licence libre, et que cette reprise est déjà un exemple de réutilisation d’œuvre libre.
Le prochain, en cour de préparation, réutilise aussi quelques-uns de mes textes dans le même esprit.
Littératures de l’imaginaire, libres, pour tout le monde : https://renardspatial.com/ | La connaissance libre : https://zestedesavoir.com
[^] # Re: Un retour
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 6 (+4/-0).
En fait je suis d’accord avec tout ce passage ; là aussi c’est une nuance qui a été sabrée d’une dépêche pour en conserver une longueur et une cohérence acceptables.
Subséquemment, il y a une précision qui n’apparait plus clairement : l’apprentissage dans l’art et la technique est toujours une activité « sociale » (plus que « d’équipe », puisque à cette étape on est plus dans une activité faite en commun sur des projets différents, qu’une équipe travaillant sur un même projet). La grosse différence que je fais, c’est que dans beaucoup d’arts, il y a de longues périodes de travail solitaire pendant la réalisation ; et que le travail en équipe concerne surtout des métiers très différents pour aboutir au produit final. Au contraire, dans le développement informatique, à moins de petits projets, c’est fréquent de travailler à plusieurs métiers identiques pendant toute la réalisation du produit.
Ah non, il faut que je regarde ça, merci !
BoD - Books on Demand, qui a une offre pour les éditeurs. J’ai eu de bons retours, et honnêtement pour l’instant ça va, à un détail près : il y a eu une confusion donc au début le livre était référencé avec « BoD » comme éditeur ; ça a été corrigé, mais il reste des SI qui ne se mettent pas à jour (dont celui de Babelio). D’ailleurs je découvre qu’une bonne moitié des SI de librairies se permettent de faire n’importe quoi avec le nom d’éditeur qu’on leur communique : je vois « Éditions du Renard Spatial » (c’est correct), « Editions Du Renard Spatial » (le É a disparu mais OK), « EDITIONS DU RENARD SPATIAL » (RIP la capitalisation et le É), « Renard Spatial » ou « RENARD SPATIAL » (... pourquoi pas ?), « Renard Spatial Eds Du » (hein ?!), voire des librairies sans nom d’éditeur du tout.
Sur le cas des diffuseurs et distributeurs : je ne me prononcerai pas pour des raisons assez évidentes. Je ne peux que conseiller qui lit ce message à se renseigner sur la faillite de Makassar, et des impacts pour les éditeurs qui passaient par cette entreprise (donc pour toute la chaine liée).
En effet ; j’en ai pas parlé non plus mais beaucoup d’éditeurs ont tendance à vouloir un peu trop verrouiller les auteurs chez eux.
Ce bouquin-ci est particulier, parce qu’en fait il vient... d’un de mes textes à l’origine.
Il y avait un évènement qui s’appelait « Les 24 heures de la nouvelle », sur le modèle des 24 heures de la bande dessinée, où le but du jeu c’était de réussir à écrire une nouvelle en 24 h sur une contrainte donnée au départ du décompte. On trouve encore le site sur archive.org, mais il a disparu en 2021. Et donc j’y avais écrit la première version de ce texte, que Lisa a lu, suite à quoi elle m’a dit qu’il y avait de bons personnages et une bonne idée, mais que le texte était étriqué et beaucoup trop nihiliste. Je lui ai dit qu’elle n’avait qu’à l’améliorer... dont acte. La version finale est beaucoup plus longue (plus du triple) et n’a plus du tout la même ambiance.
Et c’est en écrivant ce paragraphe que je me rends compte que la première version était déjà sous licence libre, et que cette reprise est déjà un exemple de réutilisation d’œuvre libre.
Le prochain, en cour de préparation, réutilise aussi quelques-uns de mes textes dans le même esprit.
Littératures de l’imaginaire, libres, pour tout le monde : https://renardspatial.com/ | La connaissance libre : https://zestedesavoir.com