• [^] # Re: Solution

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien Quand l’IA corrige l’IA : un bac de philo très augmenté. Évalué à 7 (+4/-0).

    J'entends ces critiques qui sont légitimes en un sens.

    Mais on peut émettre des objections aussi. D'autres pays n'ont pas l'équivalent des épreuves du bac au niveau national, au hasard : la Belgique. En Belgique francophone du moins c'est pire, tu as des examens 2 fois par an dans ton établissement de l'équivalent de la 5e à la terminale et une fois au primaire. Est-ce que leurs étudiants sont moins bons que les Français à 18 ans ? Apparemment non. Est-ce que c'est ton scénario catastrophe concernant les inégalités entre établissements qui prévaut ? La situation est semblable à la France de ce côté (car le bac n'efface pas les gouffres de niveaux entre les élèves d'établissements favorisés vs défavorisés).

    Et je suis convaincu que les autres pays développés ont des mécanismes tous différents et arrivent à s'en sortir tout aussi bien.

    Le sujet de l'évaluation des acquis est complexe, on est habitué aux examens, aux notes. Au fil du temps ils deviennent le but et non le moyen initial pour évaluer. Les étudiants qui bossent pour avoir la bonne note à l'examen et non pour acquérir des compétences. Et les notes établissent aussi des hiérarchies discutables. Est-ce que l'élève avec 14 / 20 est vraiment moins compétent que l'élève qui a eu 16 / 20 aux épreuves ?

    Bref, il y a aussi de bonnes raisons de potentiellement abandonner le baccalauréat (et les évaluations scolaires telles qu'elles existent aujourd'hui) pour essayer de réfléchir à trouver d'autres modèles plutôt que de maintenir à n'importe quel prix le système qu'on a toujours connu.