Mais pourquoi faire voter une assemblée quand tous les inscrits aux listes électorales peuvent voter ?
Avec le RIC, il y a un phénomène que les chercheurs appellent les effets indirects du RIC. En très gros résumé, les élus et autres représentants dans les diverses administrations se comportent tout autrement qu'ailleurs car le peuple a le pouvoir en dernier ressort de changer les "règles du jeu".
Depuis le 19e siècle que les Suisses ont le RIC, seuls 10% des RIC ont abouti à un "oui". La majorité du temps, les élus et représentants font correctement leur boulot, se renseignent auprès des collectifs variés de la société avant de proposer des lois/réformes/etc. Ils sont obligés car ils prennent sinon le risque d'un RIC contre leur décision. Du coup, la majorité des citoyens sont d'accord et personne ne voit alors l'intérêt de lancer une procédure de RIC.
Autre point : si une loi est votée et que suffisamment de citoyens sont contre cette loi, ils peuvent lancer un référendum pour demander aux citoyens s'ils approuvent ou non cette loi. Ça s'appelle le referendum facultatif là-bas. Raison de plus pour les représentants de bien consulter les citoyens avant de décider d'un truc.
Pour les personnes intéressées, la chancellerie fédérale suisse résume clairement les droits politiques des citoyens Suisses au niveau fédéral sur https://www.bk.admin.ch/fr/droits-politiques
Tu lis ça, t'hallucines et tu te dis que la France, c'est le Moyen-âge 😁
[^] # Re: Petit retour d'expérience
Posté par jpglinuxfr . En réponse au journal Mediapart: « Vote électronique : l’impossible quête du protocole parfait ». Évalué à 5 (+4/-0). Dernière modification le 23 juin 2026 à 17:54.
Mais pourquoi faire voter une assemblée quand tous les inscrits aux listes électorales peuvent voter ?
Avec le RIC, il y a un phénomène que les chercheurs appellent les effets indirects du RIC. En très gros résumé, les élus et autres représentants dans les diverses administrations se comportent tout autrement qu'ailleurs car le peuple a le pouvoir en dernier ressort de changer les "règles du jeu".
Depuis le 19e siècle que les Suisses ont le RIC, seuls 10% des RIC ont abouti à un "oui". La majorité du temps, les élus et représentants font correctement leur boulot, se renseignent auprès des collectifs variés de la société avant de proposer des lois/réformes/etc. Ils sont obligés car ils prennent sinon le risque d'un RIC contre leur décision. Du coup, la majorité des citoyens sont d'accord et personne ne voit alors l'intérêt de lancer une procédure de RIC.
Autre point : si une loi est votée et que suffisamment de citoyens sont contre cette loi, ils peuvent lancer un référendum pour demander aux citoyens s'ils approuvent ou non cette loi. Ça s'appelle le referendum facultatif là-bas. Raison de plus pour les représentants de bien consulter les citoyens avant de décider d'un truc.
Pour les personnes intéressées, la chancellerie fédérale suisse résume clairement les droits politiques des citoyens Suisses au niveau fédéral sur https://www.bk.admin.ch/fr/droits-politiques
Tu lis ça, t'hallucines et tu te dis que la France, c'est le Moyen-âge 😁