• [^] # Re: La fidélité, la confiance, ça ne s'achète pas, ça se mérite...

    Posté par . En réponse à la dépêche Intermittents de l'informatique, voici les "contrats de projet". Évalué à 1.

    Le cdi n'est en rien "responsable" de la fidélité ou non d'un employé.
    En général une personne compétente et efficace change rapidement d'entreprise si il ne peut pas évoluer comme il le souhaite. Les autres restent par manque de possibilité. (la compétence est pour moi variée - technique - participative - leadership - autonomie - relationnel...)
    L'entreprise peut, parfois, fidéliser des employés par un ensemble d'actions et de participations beaucoup plus vaste que le contrat de travail et le salaire.
    Par contre, je doutes fortement de l'intérêt des employés pour leur entreprise, en dehors des exceptions et des gens d'un certain âge...

    Si un employé est qualifié, que cette qualification est utile pour l'entreprise, et surtout, si elle est rare, l'entreprise qui a les moyens s'en charge, les autres (entreprises) : tant pis. Voilà l'état de la situation.
    Le MEDEF y est peut-être pour beaucoup, mais les grosses entreprises n'ont pas de problème avec ou sans le contrat de projet, en faite il s'en fout, c'est plutôt une cerise pour lui. Pour la CGPME, les pme/tpe/pmi, c'est une histoire de survie.

    Par contre nous recevons deux à trois fois par mois des propostions pour de la sous-traitance en roumanie, Russie ou autre à un prix dérisoire avec l'accompagnement qui va bien pour la gestion du bordel. Les qualifications sont étonnantes.
    Plus drôle (c'est ironique) et moins connue : un employé travaillant en Suisse, nettement mieux payés qu'en France coûte au final moins à l'entreprise. De plus il fait du 40H par semaine, les jours fériés sont moins nombreux qu'en France, le licenciement d'une simplicité biblique, ect...

    L'informatique est comme le textile, sauf que le mouvement est plus rapide. Si la structure du coût du travail et sa gestion ne change pas, va falloir penser à changer de secteur, fissa.
    Le logiciel libre est un paramètre qui peut freiner, voire fortement limité la délocalisation, pour revenir au sujet du site.

    Conclusion : pourquoi s'emmerder encore avec des employés autre que les courois de transmissions en France, pourquoi essayer de changer les choses?
    Il va falloir admettre que l'entrepreneur à parfois une morale, accepte et adopte une responsabilité sociale et est souvent attentif à son environnement social, même si il doit regarder par l'autre côté de la lorgnette, c'est la même de lorgnette.

    Par contre la concurrence et le client n'attend pas lui...

    Et si il y a le bordel, les roumains sont biens diciplinés eux (hélas pour tous le monde)