pour les vélos (électriques) je suis étonné qu'il n'y ait pas plus d'engins avec des freins électromagnétiques qui pourraient recharger la batterie utilement plutôt que de créer de la chaleur et des particules fines
Les premiers kits de conversions un peu populaire fabriqués par la défunte entreprise BionX avaient un système de récupération d'énergie au freinage. Il s'est averé que chez les utilisateurs vivant dans des zones à fort dénivelé les vitesses atteintes en descente (>50km/h) faisait que le système avait tendance à surchauffer.
Mais c'était possible facilement parce que le moteur était dans la roue arrière. L'industrie s'est rarement rendu compte que le moteur dans la route arrière, même si c'est un système toujours utilisé dans certains modèles d'entrée de gamme, n'est pas aussi agréable à l'utilisation qu'un système avec moteur dans le pédalier. Ça fait un vélo avec un gros volant moteur (pas terrible pour le freinage), désequilibré (poids important sur l'arrière) dérangeant les manipulations à l'arrêt et si on veut un système basé sur un capteur de puissance une intégration moindre. On pourrait avoir de la régénération d'énergie avec un moteur dans le boîtier de pédalier, mais ça imposerait de devoir intégrer moteur et boîte de vitesse au même endroit pour pouvoir retirer la roue-libre de la roue arrière afin que la chaine puisse entrainer le moteur pour éviter d'utiliser un dérailleur. Pour des raisons évidentes d'encombrement c'est un peu compliqué (mais probablement pas impossible) d'intégrer les deux, d'autre part ça fait diminuer un peu le rendement (les vélos avec boite de vitesse ont une resistance due à la transmission plus importante que les systèmes à dérailleurs) et c'est plus cher à fabriquer.
Il y a pas mal de solutions qui sont utilisé sur des véhicules plus gros et parfois on se demande pourquoi on ne les adopte pas sur les vélos ou qu'on n'arrive pas à obtenir les même résultat. Exemple bête les freins à disque. Ceux de vélo sont fragile, le rotor se voilant très facilement quand ils ont pris un coup de chaud au freinage (warping) ou si ils subissent un choc ou sont mal stockés. Ils usent en plus relativement vite et doivent être remplacés régulièrement. Alors que ceux des motos/scooter sont utilisés des années et n'ont pas ce genre de problème. Ouais sauf qu'un disque de frein de moto c'est entre 400 grammes et 1.8kg suivant le type de moto et usage. Un disque de frein de vélo c'est entre 79 et 250 grammes. Et évidemment la différence de poids se retrouve aussi sur les étriers qui doivent pincer ces disques, et sur les levier et le circuit de freinage qui doit activer les pistons des étriers. Pour avoir des disques aussi robustes que ceux de motos/scooter, il faudrait augmenter le poids du vélo de 2 à 4kg. Tu multiplies ce genre de logique sur tous les composants et au final ton vélo se transforme en moto et nécessite un moteur de moto, qu'elle soit électrique ou au pétrole. Les jambes ne sont plus que d'une aide négligeable.
Tout ça pour dire qu'en principe on peut faire de la récupération d'énergie à vélo, mais dans une majorité des cas celle-ci est probablement jugée trop négligeable pour en justifier d'ajouter de la complexité et du poids. Si on met des côté les zones hyper vallonnées, les situations où on freine en zone urbaine sont finalement très courtes. J'imagine qu'un système de récupération au freinage pourrait être utile pour un vélo de tourisme fait pour parcourir de longue distances mais que c'est jugé inutile pour un vélo dont l'autonomie est suffisante pour couvrir les besoins d'une journée (probablement la majorité des cas) entre deux recharges.
[^] # Re: Je ne connaissais pas.
Posté par Psychofox (Mastodon) . En réponse au journal Un seaglider open source et diy. Évalué à 10 (+13/-0). Dernière modification le 21 mai 2026 à 12:49.
Les premiers kits de conversions un peu populaire fabriqués par la défunte entreprise BionX avaient un système de récupération d'énergie au freinage. Il s'est averé que chez les utilisateurs vivant dans des zones à fort dénivelé les vitesses atteintes en descente (>50km/h) faisait que le système avait tendance à surchauffer.
Mais c'était possible facilement parce que le moteur était dans la roue arrière. L'industrie s'est rarement rendu compte que le moteur dans la route arrière, même si c'est un système toujours utilisé dans certains modèles d'entrée de gamme, n'est pas aussi agréable à l'utilisation qu'un système avec moteur dans le pédalier. Ça fait un vélo avec un gros volant moteur (pas terrible pour le freinage), désequilibré (poids important sur l'arrière) dérangeant les manipulations à l'arrêt et si on veut un système basé sur un capteur de puissance une intégration moindre. On pourrait avoir de la régénération d'énergie avec un moteur dans le boîtier de pédalier, mais ça imposerait de devoir intégrer moteur et boîte de vitesse au même endroit pour pouvoir retirer la roue-libre de la roue arrière afin que la chaine puisse entrainer le moteur pour éviter d'utiliser un dérailleur. Pour des raisons évidentes d'encombrement c'est un peu compliqué (mais probablement pas impossible) d'intégrer les deux, d'autre part ça fait diminuer un peu le rendement (les vélos avec boite de vitesse ont une resistance due à la transmission plus importante que les systèmes à dérailleurs) et c'est plus cher à fabriquer.
Il y a pas mal de solutions qui sont utilisé sur des véhicules plus gros et parfois on se demande pourquoi on ne les adopte pas sur les vélos ou qu'on n'arrive pas à obtenir les même résultat. Exemple bête les freins à disque. Ceux de vélo sont fragile, le rotor se voilant très facilement quand ils ont pris un coup de chaud au freinage (warping) ou si ils subissent un choc ou sont mal stockés. Ils usent en plus relativement vite et doivent être remplacés régulièrement. Alors que ceux des motos/scooter sont utilisés des années et n'ont pas ce genre de problème. Ouais sauf qu'un disque de frein de moto c'est entre 400 grammes et 1.8kg suivant le type de moto et usage. Un disque de frein de vélo c'est entre 79 et 250 grammes. Et évidemment la différence de poids se retrouve aussi sur les étriers qui doivent pincer ces disques, et sur les levier et le circuit de freinage qui doit activer les pistons des étriers. Pour avoir des disques aussi robustes que ceux de motos/scooter, il faudrait augmenter le poids du vélo de 2 à 4kg. Tu multiplies ce genre de logique sur tous les composants et au final ton vélo se transforme en moto et nécessite un moteur de moto, qu'elle soit électrique ou au pétrole. Les jambes ne sont plus que d'une aide négligeable.
Tout ça pour dire qu'en principe on peut faire de la récupération d'énergie à vélo, mais dans une majorité des cas celle-ci est probablement jugée trop négligeable pour en justifier d'ajouter de la complexité et du poids. Si on met des côté les zones hyper vallonnées, les situations où on freine en zone urbaine sont finalement très courtes. J'imagine qu'un système de récupération au freinage pourrait être utile pour un vélo de tourisme fait pour parcourir de longue distances mais que c'est jugé inutile pour un vélo dont l'autonomie est suffisante pour couvrir les besoins d'une journée (probablement la majorité des cas) entre deux recharges.