> Ca existe, cela s'apelle l'espérento si je me souviens bien....
Tu te souviens bien. C'est effectivement à cette langue que je pensais en écrivant mon précédent message.
J'ai appris l'Esperanto il y a quelques années, juste par curiosité, juste pour savoir. J'avoue avoir été très agréablement surpris. Cette langue a beaucoup sinon toutes les qualités requises pour une langue-pont et donc est actuellement la meilleure candidate à ce rôle.
De mémoire, et pour ceux qui n'ont jamais entendu parlé de l'Esperanto, c'est une langue :
- très simple (à ne pas confondre avec simpliste) : elle est formée à partir de 16 règles de grammaire, sans (quasiment) aucun exception. 5 minutes suffisent pour apprendre la base de la langue, sa syntaxe en quelques sortes.
- son vocabulaire est formé à partir des racines les plus usitées en occident et souvent proche du latin ou du grec. (maison : domo; chat : cato; langue : lingvo)
- on peut former librement de nouveaux mots en utilisant les racines de bases, des préfixes/suffixes, et les 16 règles de grammaire, un peu à la manière de l'allemand ou du chinois
(hundo : chien + bleki : crier = hundobleki : aboyer)
(arbo : arbre + -aro : "ensemble de" = arbaro : forêt ). Les phrases peuvent être construites de divers manières (sujet-verbe-complément; sujet-complement-verbe; etc...)
- elle est toujours vivante à en juger par l'activité de ses millions de pratiquants et son large vocabulaire en informatique (le Français fait pâle figure à coté). Il y a même des gens dont c'est la langue maternelle. Victor Hugo lui-même parlait Esperanto et a écris dans cette langue.
Donc pour résumé, l'Esperanto c'est facile, pas besoin d'être érudit, c'est accessible à toutes les classes sociales. L'Esperanto c'est aussi flexible, donc s'adapte à chaque manière de raisonner et de voir les choses. Elle est toujours et plus que jamais d'actualité; personnellement je trouve ça passionnant et même excitant.
Le seul problème de l'Esperanto, et pas des moindre, c'est son manque de soutien économique et politique, et son incapacité à se faire connaitre du grand public malgré la motivation de ses locuteurs. Un peu comme le logiciel libre il n'y a pas si longtemps (en d'ailleurs encore aujourd'hui) en somme. Chaque pays y va de la défense de sa (ses) langues, ce qui est compréhensible et louable, il n'est pas question de perdre les langues nationales et régionales.
[^] # Re: Projet de traduction de la documentation samba en français
Posté par Yoann A. . En réponse à la dépêche Projet de traduction de la documentation Samba en français. Évalué à 3.
Tu te souviens bien. C'est effectivement à cette langue que je pensais en écrivant mon précédent message.
J'ai appris l'Esperanto il y a quelques années, juste par curiosité, juste pour savoir. J'avoue avoir été très agréablement surpris. Cette langue a beaucoup sinon toutes les qualités requises pour une langue-pont et donc est actuellement la meilleure candidate à ce rôle.
De mémoire, et pour ceux qui n'ont jamais entendu parlé de l'Esperanto, c'est une langue :
- très simple (à ne pas confondre avec simpliste) : elle est formée à partir de 16 règles de grammaire, sans (quasiment) aucun exception. 5 minutes suffisent pour apprendre la base de la langue, sa syntaxe en quelques sortes.
- son vocabulaire est formé à partir des racines les plus usitées en occident et souvent proche du latin ou du grec. (maison : domo; chat : cato; langue : lingvo)
- on peut former librement de nouveaux mots en utilisant les racines de bases, des préfixes/suffixes, et les 16 règles de grammaire, un peu à la manière de l'allemand ou du chinois
(hundo : chien + bleki : crier = hundobleki : aboyer)
(arbo : arbre + -aro : "ensemble de" = arbaro : forêt ). Les phrases peuvent être construites de divers manières (sujet-verbe-complément; sujet-complement-verbe; etc...)
- elle est toujours vivante à en juger par l'activité de ses millions de pratiquants et son large vocabulaire en informatique (le Français fait pâle figure à coté). Il y a même des gens dont c'est la langue maternelle. Victor Hugo lui-même parlait Esperanto et a écris dans cette langue.
Donc pour résumé, l'Esperanto c'est facile, pas besoin d'être érudit, c'est accessible à toutes les classes sociales. L'Esperanto c'est aussi flexible, donc s'adapte à chaque manière de raisonner et de voir les choses. Elle est toujours et plus que jamais d'actualité; personnellement je trouve ça passionnant et même excitant.
Le seul problème de l'Esperanto, et pas des moindre, c'est son manque de soutien économique et politique, et son incapacité à se faire connaitre du grand public malgré la motivation de ses locuteurs. Un peu comme le logiciel libre il n'y a pas si longtemps (en d'ailleurs encore aujourd'hui) en somme. Chaque pays y va de la défense de sa (ses) langues, ce qui est compréhensible et louable, il n'est pas question de perdre les langues nationales et régionales.
Bref, j'arrête ici mon exposé. Pour ceux qui sont curieux, voici un point de départ : http://www.esperanto.net/(...) et aussi un petit cours en 10 leçons : http://perso.club-internet.fr/kursoj/cge/cge.htm(...) et pour le fun google en Esperanto :) http://www.google.com/intl/eo/(...)