En fait, on a changé de paradigme sur les ordiphones Google et les ordinateurs équipés de Windows. Auparavant, on avait la métaphore du bureau : le bureau (informatique) était présenté comme un bureau (du monde réel) avec ses dossiers et ses fichiers. De nos jours, on est passé progressivement au paradigme de l'application. C'est-à-dire que la porte d'entrée pour utiliser le système, ce n'est plus un fichier sur lequel on (double-)clique mais une application qu'on lance. Dans le paradigme moderne, les fichiers sont masqués par l'application qui les mets où elle a envie (et maintenant très souvent, malheureusement, en ligne).
De mon point de vue, c'est une régression majeure dans l'utilisation de nos systèmes et je suis bien content que nos environnement de bureaux Linux ne succombent (pas trop) à ce changement de paradigme parce que ça rend l'usage du système assez opaque. Et surtout, ça nuit considérablement à la maîtrise de nos données. Avec ces systèmes «modernes», on donne littéralement toutes les données qu'on produit aux grands consommateurs de données : photos, textes, etc. C'est aussi pour cette raison que les anciennes générations qui ont connu la métaphore du bureau s'en sortent parfois bien mieux que la jeune génération qui n'a connu que le paradigme de l'application. Les vieux ont une meilleure compréhension de leur système que les jeunes.
Je ne suis pas très optimiste sur la tournure des événements. Rien n'indique qu'on va revenir à la métaphore du bureau. À moins de pousser tous les utilisateurs d'ordinateurs vers Linux.
# Changement de paradigme
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal On nous cache tout on nous dit rien (rendez-moi mon filesystem !). Évalué à 10 (+7/-0).
En fait, on a changé de paradigme sur les ordiphones Google et les ordinateurs équipés de Windows. Auparavant, on avait la métaphore du bureau : le bureau (informatique) était présenté comme un bureau (du monde réel) avec ses dossiers et ses fichiers. De nos jours, on est passé progressivement au paradigme de l'application. C'est-à-dire que la porte d'entrée pour utiliser le système, ce n'est plus un fichier sur lequel on (double-)clique mais une application qu'on lance. Dans le paradigme moderne, les fichiers sont masqués par l'application qui les mets où elle a envie (et maintenant très souvent, malheureusement, en ligne).
De mon point de vue, c'est une régression majeure dans l'utilisation de nos systèmes et je suis bien content que nos environnement de bureaux Linux ne succombent (pas trop) à ce changement de paradigme parce que ça rend l'usage du système assez opaque. Et surtout, ça nuit considérablement à la maîtrise de nos données. Avec ces systèmes «modernes», on donne littéralement toutes les données qu'on produit aux grands consommateurs de données : photos, textes, etc. C'est aussi pour cette raison que les anciennes générations qui ont connu la métaphore du bureau s'en sortent parfois bien mieux que la jeune génération qui n'a connu que le paradigme de l'application. Les vieux ont une meilleure compréhension de leur système que les jeunes.
Je ne suis pas très optimiste sur la tournure des événements. Rien n'indique qu'on va revenir à la métaphore du bureau. À moins de pousser tous les utilisateurs d'ordinateurs vers Linux.