Si l’attaquant (ou l’attaquante) n’a cure de tes précieuses données (ce qui est probable), mais souhaite plutôt devenir, à bon compte, administrateur ou administratrice de ta machine
Je pense que le désaccord est ici. Ce que dit Jean-Philippe, c'est que sur un système mono-utilisateur (= machine desktop utilisé par une seule personne), les principaux points d'intérêt de l'attaquant sont disponibles sans LPE, simplement avec exécution de code :
- exfiltration de secrets divers : clés SSH (si sous forme de fichiers) et tokens d'authentification si l'utilisateur est un dev, cookies de session si l'utilisateur va sur internet (-> comptes bancaires, réseaux sociaux, whatever)
- s'il y a un client mail en local : exfiltration des messages et contacts pour affiner le prochain phishing
- destruction des données de l'utilisateur (ransomware)
- exécution de code pour participation à un botnet (quel que soit le but: cryptomining, ddos, proxy de trafic suspect...)
- tout ce qui peut passer par la tête de l'attaquant
La faille copy fail permet en plus d'être plus discret et plus persistent dans la réalisation des tâches ci-dessus, en masquant les traces des opérations effectuées, enenfouissant le malware dans le système d'exploitation ou en-deça (rootkit UEFI), mais pas de faire significativement davantage de dégâts.
Ce qui signifie que :
- si on a un système à patcher, on le patche immédiatement.
- si on a plusieurs systèmes à patcher, on commence par ceux qui sont multi-utilisateurs.
[^] # Re: Avocat du diable (quel est le risque pour moi ?)
Posté par Samuel (site web personnel) . En réponse au lien [Copy Fail] The same 732-byte Python script roots every Linux distribution shipped since 2017.. Évalué à 4 (+3/-0).
Je pense que le désaccord est ici. Ce que dit Jean-Philippe, c'est que sur un système mono-utilisateur (= machine desktop utilisé par une seule personne), les principaux points d'intérêt de l'attaquant sont disponibles sans LPE, simplement avec exécution de code :
- exfiltration de secrets divers : clés SSH (si sous forme de fichiers) et tokens d'authentification si l'utilisateur est un dev, cookies de session si l'utilisateur va sur internet (-> comptes bancaires, réseaux sociaux, whatever)
- s'il y a un client mail en local : exfiltration des messages et contacts pour affiner le prochain phishing
- destruction des données de l'utilisateur (ransomware)
- exécution de code pour participation à un botnet (quel que soit le but: cryptomining, ddos, proxy de trafic suspect...)
- tout ce qui peut passer par la tête de l'attaquant
La faille copy fail permet en plus d'être plus discret et plus persistent dans la réalisation des tâches ci-dessus, en masquant les traces des opérations effectuées, enenfouissant le malware dans le système d'exploitation ou en-deça (rootkit UEFI), mais pas de faire significativement davantage de dégâts.
Ce qui signifie que :
- si on a un système à patcher, on le patche immédiatement.
- si on a plusieurs systèmes à patcher, on commence par ceux qui sont multi-utilisateurs.