Je ne comprends pas tes exemples. Il est évident qu'on peut aller du centre de n'importe quelle ville à l'aéroport en transports en commun dans toutes les villes d'Europe, ça n'est pas la question. On peut également aller de n'importe quelle partie de Paris vers n'importe quelle partie de Paris en transports.
Tu illustres tous tes exemples avec des anecdotes personnelles, mais tu ne réponds pas sur le fond.
Regarde, en région Parisienne. Tu as 2M d'habitants à Paris intra-muros pour ~ 100km2, donc 20k hab/km2. En petite couronne, tu as 5M habitants pour 650 km2, soit ~ 8k habitants par km2. En grande couronne, tu as 4 M habitants pour ~ 2000km2, soit 2k habitants par km2. La densité de la grande couronne est en moyenne inférieure au seuil minimal pour installer des transports en commun; bon, en réalité c'est pas homogène et tu vas avoir des transports qui desservent quelques grands axes, mais évidemment dès que c'est résidentiel tu n'as plus rien. Ça n'est pas une question d'effort ou quoi que ce soit, c'est que l'agglomération est fichue d'une manière à ce qu'une partie très substantielle de sa population habite dans des zones qui sont hors du champ des transports en commun.
Quand j'écris "hors du champ des transports en commun", c'est un constat, pas un truc politique avec l'idée que si on mettait les moyens on pourrait. Non, c'est juste que pour avoir un transport en commun, il faut plusieurs personnes (c'est pour ça que c'est "en commun") à transporter d'un endroit à un autre au même moment. On peut biaiser le truc en dégradant la qualité de service (< 3000 hab/km2, on considère que le service est dégradé, fréquence faible, itinéraires complexes, correspondances longues...), ce qui transforme les transports en solution de dernier recours, mais c'est une contrainte physique, et pas politique : quand tu n'as pas plusieurs personnes sur le même itinéraire à la même heure, ton transport peut être public (autopartage, TAD...), mais pas "en commun".
Bref, tes exemples en Suisse, en Allemagne, ou je ne sais pas où, ils supposent (j'imagine) des trains ou des trams avec des gens dedans, et ils relient forcément des zones denses. Or, l'urbanisme du XXe siècle a créé tout un tas de cercles concentriques de moins en moins denses autour des villes, et à partir d'une certaine distance tu ne peux plus transporter "en commun".
[^] # Re: de toute facon
Posté par arnaudus . En réponse au lien Oui, la France peut vivre sans voiture (cette étude le prouve). Évalué à 3.
Je ne comprends pas tes exemples. Il est évident qu'on peut aller du centre de n'importe quelle ville à l'aéroport en transports en commun dans toutes les villes d'Europe, ça n'est pas la question. On peut également aller de n'importe quelle partie de Paris vers n'importe quelle partie de Paris en transports.
Tu illustres tous tes exemples avec des anecdotes personnelles, mais tu ne réponds pas sur le fond.
Regarde, en région Parisienne. Tu as 2M d'habitants à Paris intra-muros pour ~ 100km2, donc 20k hab/km2. En petite couronne, tu as 5M habitants pour 650 km2, soit ~ 8k habitants par km2. En grande couronne, tu as 4 M habitants pour ~ 2000km2, soit 2k habitants par km2. La densité de la grande couronne est en moyenne inférieure au seuil minimal pour installer des transports en commun; bon, en réalité c'est pas homogène et tu vas avoir des transports qui desservent quelques grands axes, mais évidemment dès que c'est résidentiel tu n'as plus rien. Ça n'est pas une question d'effort ou quoi que ce soit, c'est que l'agglomération est fichue d'une manière à ce qu'une partie très substantielle de sa population habite dans des zones qui sont hors du champ des transports en commun.
Quand j'écris "hors du champ des transports en commun", c'est un constat, pas un truc politique avec l'idée que si on mettait les moyens on pourrait. Non, c'est juste que pour avoir un transport en commun, il faut plusieurs personnes (c'est pour ça que c'est "en commun") à transporter d'un endroit à un autre au même moment. On peut biaiser le truc en dégradant la qualité de service (< 3000 hab/km2, on considère que le service est dégradé, fréquence faible, itinéraires complexes, correspondances longues...), ce qui transforme les transports en solution de dernier recours, mais c'est une contrainte physique, et pas politique : quand tu n'as pas plusieurs personnes sur le même itinéraire à la même heure, ton transport peut être public (autopartage, TAD...), mais pas "en commun".
Bref, tes exemples en Suisse, en Allemagne, ou je ne sais pas où, ils supposent (j'imagine) des trains ou des trams avec des gens dedans, et ils relient forcément des zones denses. Or, l'urbanisme du XXe siècle a créé tout un tas de cercles concentriques de moins en moins denses autour des villes, et à partir d'une certaine distance tu ne peux plus transporter "en commun".