En France, le taux d'équipement des foyers est de 80%, donc c'est quand même très délicat de prétendre que seuls les bourgeois ont des voitures.
bourgeois de la ville / pauvre de la campagne c'est complètement réducteur
C'est pas du tout mon commentaire. J'ai juste dit que les centre-villes sans voiture n'étaient qu'à l'avantage des bourgeois des villes, et que les ruraux (pauvres ou riches) avaient besoin de voitures.
Et ce n'est pas parce que quelqu'un vit à la campagne qu'il n'a pas une vie bourgeoise
C'est pas mon commentaire. J'ai juste écrit que les bourgeois des centre-villes qui se promènent à vélo vivent en dépendant d'une armée d'esclaves de l'ombre pour qui ce mode de vie apporte plus de contraintes que d'avantages, en partie parce qu'ils sont exclus des villes et qu'ils ne peuvent même plus venir y travailler en voiture.
Mais moi aussi j'aime bien les centre-villes cyclistes et végétalisés, tout le monde trouve ça bien, ça n'est pas la question. Mais je n'ai pas la prétention d'affirmer que c'est bien pour tout le monde : c'est bien pour ceux qui y vivent, c'est à dire un groupe social déja très privilégié. Pour le type qui te livre tes rutabagas bio à vélo l'hiver, il préfèrerait peut-être venir en kangoo jusqu'en bas de chez toi et pas se faire 50km dans des zones 30 avec des ralentisseurs tous les 15 mètres.
Mais bon, j'ai l'impression qu'on a une énième discussion sur la "cité du futur" qui n'a jamais existé. Un centre-ville moderne a besoin d'un flux entrant gigantesque, que ce soit en fret, en denrées, et en main-d'oeuvre. Même à forte densité, une ville ne peut pas exister sans mouvements concentriques, ne serait-ce que parce qu'aucune ville n'héberge en son centre ses éboueurs, livreurs de pizzas, ou réparateurs de velibs, qui n'ont pas assez de revenus pour y vivre. Les flux entrants reposent sur des véhicules motorisés, donc des infrastructures (voies rapides, autoroutes, périphériques...) qui vont déporter en périphérie du centre le bruit, la pollution, les industries, et les populations qui ne peuvent pas vivre ailleurs que dans ces zones moins agréables. Derrière le mode de vie idéal du centre-ville, il y a toute une logistique déportée plus loin, où les densités et les contraintes de l'infrastructure rendent la vie "sans voiture" impossible; il faut juste le savoir et l'assumer, plutôt que de prétendre que tout le monde devrait vivre en centre ville.
[^] # Re: de toute facon
Posté par arnaudus . En réponse au lien Oui, la France peut vivre sans voiture (cette étude le prouve). Évalué à 2.
En France, le taux d'équipement des foyers est de 80%, donc c'est quand même très délicat de prétendre que seuls les bourgeois ont des voitures.
C'est pas du tout mon commentaire. J'ai juste dit que les centre-villes sans voiture n'étaient qu'à l'avantage des bourgeois des villes, et que les ruraux (pauvres ou riches) avaient besoin de voitures.
C'est pas mon commentaire. J'ai juste écrit que les bourgeois des centre-villes qui se promènent à vélo vivent en dépendant d'une armée d'esclaves de l'ombre pour qui ce mode de vie apporte plus de contraintes que d'avantages, en partie parce qu'ils sont exclus des villes et qu'ils ne peuvent même plus venir y travailler en voiture.
Mais moi aussi j'aime bien les centre-villes cyclistes et végétalisés, tout le monde trouve ça bien, ça n'est pas la question. Mais je n'ai pas la prétention d'affirmer que c'est bien pour tout le monde : c'est bien pour ceux qui y vivent, c'est à dire un groupe social déja très privilégié. Pour le type qui te livre tes rutabagas bio à vélo l'hiver, il préfèrerait peut-être venir en kangoo jusqu'en bas de chez toi et pas se faire 50km dans des zones 30 avec des ralentisseurs tous les 15 mètres.
Mais bon, j'ai l'impression qu'on a une énième discussion sur la "cité du futur" qui n'a jamais existé. Un centre-ville moderne a besoin d'un flux entrant gigantesque, que ce soit en fret, en denrées, et en main-d'oeuvre. Même à forte densité, une ville ne peut pas exister sans mouvements concentriques, ne serait-ce que parce qu'aucune ville n'héberge en son centre ses éboueurs, livreurs de pizzas, ou réparateurs de velibs, qui n'ont pas assez de revenus pour y vivre. Les flux entrants reposent sur des véhicules motorisés, donc des infrastructures (voies rapides, autoroutes, périphériques...) qui vont déporter en périphérie du centre le bruit, la pollution, les industries, et les populations qui ne peuvent pas vivre ailleurs que dans ces zones moins agréables. Derrière le mode de vie idéal du centre-ville, il y a toute une logistique déportée plus loin, où les densités et les contraintes de l'infrastructure rendent la vie "sans voiture" impossible; il faut juste le savoir et l'assumer, plutôt que de prétendre que tout le monde devrait vivre en centre ville.