De toutes manières, l'équation n'a pas de solutions. La fréquence et la densité des transports en commun dépendent principalement de la densité de population; dans les zones hyper-denses tu as un bon maillage, et plus tu t'en éloignes plus les infrastructures de transport en commun disparaissent. Ça n'est pas que politique, c'est juste physique, tu ne peux pas desservir un hameau de 20 personnes avec un bus à haute capacité toutes les 10 minutes, sauf à avoir des ressources illimitées et aucune considération pour l'écologie (puisque ton bus va tourner à vide). À partir du moment où tu admets que c'est la densité qui détermine la qualité et la redondance des transports, tu vas générer un état de fait; dans les zones denses il sera possible de vivre sans voiture, dans les zones peu denses il sera impossible de vivre normalement sans voiture (sans renoncement majeur et/ou dépendance à des tiers qui ont une voiture). La mobilité individuelle conditionne la taille du bassin d'emploi (donc, ses chances de travailler, ses possibilités d'évolution professionnelles, etc), l'accès aux soins médicaux, l'accès à des conditions de vie agréables (verdure, silence, faune et flore sauvage), l'accès aux services publics et non-publics) (garde d'enfants, relais colis), l'accès à une offre de commerces diversifiés, l'accès à la culture (cinéma, musée), aux équipements sportifs, et globalement à tout un tas d'activités et de possibilités plus ou moins indispensables qui sont corrélées au mode de vie moderne (pouvoir passer voir mamie à l'Ehpad en allant faire les courses, pouvoir acheter du pain frais, résoudre facilement des situations imprévues, comme une panne de PQ le dimanche matin...). La situation est bloquée: tout le monde a une voiture, et la vie publique et privée est organisée autour de cet état de fait.
[^] # Re: article de 2025 sur une "étude" de 2023 à 2025
Posté par arnaudus . En réponse au lien Oui, la France peut vivre sans voiture (cette étude le prouve). Évalué à 6.
De toutes manières, l'équation n'a pas de solutions. La fréquence et la densité des transports en commun dépendent principalement de la densité de population; dans les zones hyper-denses tu as un bon maillage, et plus tu t'en éloignes plus les infrastructures de transport en commun disparaissent. Ça n'est pas que politique, c'est juste physique, tu ne peux pas desservir un hameau de 20 personnes avec un bus à haute capacité toutes les 10 minutes, sauf à avoir des ressources illimitées et aucune considération pour l'écologie (puisque ton bus va tourner à vide). À partir du moment où tu admets que c'est la densité qui détermine la qualité et la redondance des transports, tu vas générer un état de fait; dans les zones denses il sera possible de vivre sans voiture, dans les zones peu denses il sera impossible de vivre normalement sans voiture (sans renoncement majeur et/ou dépendance à des tiers qui ont une voiture). La mobilité individuelle conditionne la taille du bassin d'emploi (donc, ses chances de travailler, ses possibilités d'évolution professionnelles, etc), l'accès aux soins médicaux, l'accès à des conditions de vie agréables (verdure, silence, faune et flore sauvage), l'accès aux services publics et non-publics) (garde d'enfants, relais colis), l'accès à une offre de commerces diversifiés, l'accès à la culture (cinéma, musée), aux équipements sportifs, et globalement à tout un tas d'activités et de possibilités plus ou moins indispensables qui sont corrélées au mode de vie moderne (pouvoir passer voir mamie à l'Ehpad en allant faire les courses, pouvoir acheter du pain frais, résoudre facilement des situations imprévues, comme une panne de PQ le dimanche matin...). La situation est bloquée: tout le monde a une voiture, et la vie publique et privée est organisée autour de cet état de fait.