• [^] # Re: Les logiciels libres interdits de fait en Irak ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Les logiciels libres interdits de fait en Irak ?. Évalué à 1.

    En même temps une des 1ères institutions à avoir été remise d'aplomb a été le Ministère du Pétrole il me semble... En plus lors de la "reconstruction" du pays c'est rarement le pays qui paye. Ou alors il paye sur le long terme (plan Marshall...), plus tard, une fois qu'il a été reconstruit. En attendant ce sont les états "industrialisés" qui financent la reconstruction. Mais il ne faut pas se méprendre: le financement en question consiste très souvent en un paiement de prestations offertes par des entreprises de ce même et généreux pays qui finance.

    Exemple: pour reconstruire l'Europe de l'Est les pays de l'Europe de l'Ouest financent des entreprises "de l'Ouest" pour construire, moderniser ou réparer des centrales nucléaires, par exemple.

    Autre exemple: pour faire de l'Irak un vrai pays démocratique les US vont engager tout un tas de travaux effectués par des entreprises américaines financées par les US eux-mêmes (dans ce cas précis ils pourraient presque s'autofinancer avec le pétrole trouvé sur place, mais bon...).

    Tout ça pour dire que c'est pas parce que les gens crèvent de faim que ça empêchera un état industrialisé de balancer des subventions énormes pour mettre en place des infrastructures non prioritaires (informatique par exemple...) pour peu que ça permette d'occuper sa propre industrie.

    Les optimistes diront que chacun trouve son compte à ce genre d'arrangement: l'état du pays "industrialisé" voit son activité économique reprendre, l'industriel empoche des sous, et le pays détruit/en reconstruction bénéficie de matos tout neuf.

    Les autres diront que c'est encore un coup de ces enculés de gouvernements libéraux qui ont trouvé là un bon moyen de financer leur copains du secteur privé avec des fonds publics tout en se donnant une bonne image "regardez nous on aide les pays ravagés" sachant qu'en fait ils se tamponnent des véritables problèmes du pays en question, et que la faim et la pauvreté ils s'en tapent comme de l'an 40, du moment que l'argent coule à flot et que la bourse grimpe...

    Bref, on attend rarement que tout le monde ait à bouffer pour s'informatiser (y'a pas besoin de chercher des exemples très très loin, la France en est un) et pour rejoindre d'autres commentaires, l'Irak, avant d'être bombardé et mis en touche avec l'embargo, était loin d'être un pays du tiers monde.