• [^] # Re: Les GPUs chinois

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le jeu vidéo destiné à devenir de moins en moins libre et performant ?. Évalué à 4.

    Ça marche avec l’ESA, mais on voit par exemple que dans l’armement ça fait perdre du temps à tout le monde.

    La défense c'est en général particulier car non seulement les États se battent pour les retombées économiques, mais aussi parce qu'il y a le réflexe de souveraineté qui freine la volonté de partager le contrôle sur ce secteur critique. C'est souvent ce dernier point qui bloque l'élaboration d'une réelle Europe de la défense (et de son industrie plus unifiée).

    On peut par exemple imaginer un PC 100% européen avec un CPU 100% français, de la RAM 100% italienne, un SSD 100% allemand, un GPU 100% espagnol sur une carte-mère 100% belge, par exemple. Chacun s’assure ainsi un haut niveau de souveraineté sur un produit essentiel, tout en garantissant un levier de négociation décisif sur les produits pour lesquels la souveraineté n’est pas assurée par la production intérieure.

    Oui, mais cela signifie que les autres États et entreprises européennes veulent bien garantir des débouchés à ces produits locaux pour permettre de financer les usines et la conception. C'est là où ça bloque, et le marché français est trop petit pour que cela se lance spontanément sans coopérations européennes.