Les LLM c'est fascinant, ça brosse les gens dans le sens du poil parce que ça les aide à se sentir comme un boss. Tu donnes des ordres, les agents s'exécutent sans rechigner. J'assimile ça à de la masturbation mentale pour une population frustrée de son statut de salarié qui ne se rend pas compte qu'elle est en train de scier la branche sur laquelle elle est assise.
Derrière la posture naïve je fais des revues de code, donc tout va bien, on sait pourtant ce qui se passe au final.
Les projets ont des deadlines, les parties prenantes s'impatientent pour la sortie de telle ou telle fonctionnalitées, avance-rapide vers quelques mois/années plus tard, de la même manière que du code est parfois mal torché parce que fait rapidement, les revues de codes seront de moins en moins appronfondies. On entend déjà parler d'équipes qui multiplient les agents avec des modèles différents avec l'idée que que ce soient des agents LLM qui fassent les revues de code. Claude code, Gemini écris les tests et GPT review. On se plaint de l'enshittification, que pour charger un simple article de journal on télécharge des tonnes pour afficher trois fois rien et qu'il faille des gigas de mémoires pour faire des trucs qu'on faisait avant avec un pentium 100Mhz et 32MB de mémoire, ça ne va pas s'améliorer.
Bientôt le dev qui s'était glaussé sur linuxfr d'être devenu orchestrateur va aussi disparaitre puisqu'on demandera directement un agent de trier les tickets, décider des prioritées et déléguer aux autres agents. Des architectes, pourquoi faire si on a un agent? Pareil pour la gestion des coûts. Chouette, les projets vont se multiplier, tout le monde va devenir product owner!
La seule chose que je ne suis pas sûr c'est si les dev vont vraiment disparaître, ou si dans quelques années on va les appeler à la rescousse pour nettoyer la merde en espérant qu'ils se rappellent comment ils s'appellent.
# code review fatigue
Posté par Psychofox (Mastodon) . En réponse au journal De développeur à orchestrateur, comment l'IA a changé ma vie. Évalué à 10. Dernière modification le 23 mars 2026 à 17:35.
Les LLM c'est fascinant, ça brosse les gens dans le sens du poil parce que ça les aide à se sentir comme un boss. Tu donnes des ordres, les agents s'exécutent sans rechigner. J'assimile ça à de la masturbation mentale pour une population frustrée de son statut de salarié qui ne se rend pas compte qu'elle est en train de scier la branche sur laquelle elle est assise.
Derrière la posture naïve je fais des revues de code, donc tout va bien, on sait pourtant ce qui se passe au final.
Les projets ont des deadlines, les parties prenantes s'impatientent pour la sortie de telle ou telle fonctionnalitées, avance-rapide vers quelques mois/années plus tard, de la même manière que du code est parfois mal torché parce que fait rapidement, les revues de codes seront de moins en moins appronfondies. On entend déjà parler d'équipes qui multiplient les agents avec des modèles différents avec l'idée que que ce soient des agents LLM qui fassent les revues de code. Claude code, Gemini écris les tests et GPT review. On se plaint de l'enshittification, que pour charger un simple article de journal on télécharge des tonnes pour afficher trois fois rien et qu'il faille des gigas de mémoires pour faire des trucs qu'on faisait avant avec un pentium 100Mhz et 32MB de mémoire, ça ne va pas s'améliorer.
Bientôt le dev qui s'était glaussé sur linuxfr d'être devenu orchestrateur va aussi disparaitre puisqu'on demandera directement un agent de trier les tickets, décider des prioritées et déléguer aux autres agents. Des architectes, pourquoi faire si on a un agent? Pareil pour la gestion des coûts. Chouette, les projets vont se multiplier, tout le monde va devenir product owner!
La seule chose que je ne suis pas sûr c'est si les dev vont vraiment disparaître, ou si dans quelques années on va les appeler à la rescousse pour nettoyer la merde en espérant qu'ils se rappellent comment ils s'appellent.