• [^] # Re: resolution du paradoxe de la tolerance?

    Posté par (Mastodon) . En réponse au journal Les "fachos", fascistes, nazis et autres intolérants sont-ils tolérés sur linuxfr.org ?. Évalué à 4.

    Contrat est probablement un terme imparfaitement adapté à la situation.
    Mais ici on le dit tacite, tu le présentes et il est accepté tacitement.

    On entre dans le contrat social ici : tu veux faire société, tu acceptes certaines choses, sans avoir besoin de l'exprimer, ou sans même avoir besoin d'en être conscient.
    Tu es censé le savoir, l'apprendre, le comprendre, au contact des gens, par ton éducation etc.

    Typiquement, la société garanti ta liberté, principe fondamental.
    Et tu n'as pas besoin de ratifier le code des lois pour malgré tout te faire priver de cette liberté sur certaines actions.
    Dans ce cas, les termes sont écrit noir sur blanc et publics, mais globalement incompréhensibles et sujets à interprétations. Il y a plusieurs corps de métier entiers dédiés à gérer cette imperfection.

    Concernant le fait d'avoir une philosophie, une morale, une éthique, des valeurs, de tolérance, la règle est nettement plus simple.
    Je suis tolérant, ça me concerne, ça guide certaines de mes actions dans ma vie.
    Si ça n'est pas réciproque avec quelqu'un, et bien ça n'est pas réciproque. Ça veut dire que je ne suis pas tenu par mon propre engagement moral à tolérer son intolérance.
    J'ai le choix, je peux faire comme je veux, ça ne brise pas ma posture générale, je ne vais pas devenir intolérant avec n'importe qui parce que je me suis défendu face à une personne.

    En fait le soi-disant paradoxe de l'intolérance ne tient que parce qu'on considèrerait des gens absolu et sans possibilité de s'adapter à une situation spécifique.

    Pour donner un autre exemple : si je suis strictement végétarien, mais que je suis dans une situation ou pour une durée prévisiblement assez longue, je n'ai que de la nourriture à base d'animaux à manger. Je ne suis pas tenu de mourir de faim. Et ça ne change pas mon attitude vis-à-vis de la consommation d'animaux.
    Tu peux même penser au cannibalisme dans des situations extrêmes, voire à l'autophagie, ça s'est vu lors de la campagne de Russie. Ça ne transforme pas ces gens en cannibales dans l'absolu.

    Et donc, on n'est pas obligé de faire preuve d'une tolérance aveugle et infinie vis-à-vis de l'intolérance.
    Ça ne nous rend pas intolérant pour autant.

    D’ailleurs il me semble que ce sont parfois les plus capables de violence qui savent s’abstenir d’y recourir à tout bout de champ...

    Il y a souvent corrélation, oui.
    Ne serait-ce que c'est souvent la peur qui fait avoir des comportements violents, et que si on sait se défendre, on a moins peur.
    L'inconscience peut aussi avoir le même effet 😉

    • Yth.