Non.
On pense éviter le suicide en sauvant l'agriculture.
Et pour sauver l'agriculture, la première étape est de cesser de la défoncer, de tuer les sols, de stériliser les terres, et de tout massacrer, animal comme végétal.
Il y a significativement plus de subventions sur l’agriculture conventionnelle que sur la bio par exemple.
Et pourtant la filière se développe.
Est-ce parce qu'il s'agit d'une impasse ? Ce point de vue semble difficile à défendre...
Par contre, on sait que les rendements intensifs bourrés de chimie, l'agriculture où on essaie de tout contrôler sans jamais s'adapter, diminuent, années après années.
Que les monocultures basées sur des intrants chimiques sont hyper efficaces au début, jusqu'à ce qu'un nouveau pathogène ou un nouveau parasite vienne tout péter.
Et là ça chouine, c'est une catastrophe, filez-nous du pognon pour qu'on puisse survivre, etc.
On subventionne un modèle qui mène à la diminution de nos capacité de produire de la nourriture, de nous adapter aux nouvelles difficulté (la nature ne s'arrête pas d'innover dans son coin).
Et après on admire les cancers, et autres maladies chroniques, accroître, parce qu'on bouffe de la merde bourrée de trucs ajoutés - dont on n'a pas besoin.
On n'a pas besoin de ces pesticides, on a besoin de repenser l'agriculture pour cesser d'avoir des centaines d'hectares de monoculture.
La monoculture c'est la fête pour les parasites et pathogènes, ils se développent à une vitesse de dingue, et se répandent sans qu'on puisse lutter.
Et puis on va inventer un nouveau produit encore plus violent que le précédent et dire « c'est l'avenir, c'est le progrès ! ».
Et compter nos morts aussi...
Donc non, il n'est pas ici question de décroissance, ou de suicide, mais bien de survie pure et simple.
De la survie même de notre agriculture.
[^] # Re: Le sucre est une drogue dur
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse au lien [HS] Non c’est Non, Monsieur Duplomb !. Évalué à 5.
Non.
On pense éviter le suicide en sauvant l'agriculture.
Et pour sauver l'agriculture, la première étape est de cesser de la défoncer, de tuer les sols, de stériliser les terres, et de tout massacrer, animal comme végétal.
Il y a significativement plus de subventions sur l’agriculture conventionnelle que sur la bio par exemple.
Et pourtant la filière se développe.
Est-ce parce qu'il s'agit d'une impasse ? Ce point de vue semble difficile à défendre...
Par contre, on sait que les rendements intensifs bourrés de chimie, l'agriculture où on essaie de tout contrôler sans jamais s'adapter, diminuent, années après années.
Que les monocultures basées sur des intrants chimiques sont hyper efficaces au début, jusqu'à ce qu'un nouveau pathogène ou un nouveau parasite vienne tout péter.
Et là ça chouine, c'est une catastrophe, filez-nous du pognon pour qu'on puisse survivre, etc.
On subventionne un modèle qui mène à la diminution de nos capacité de produire de la nourriture, de nous adapter aux nouvelles difficulté (la nature ne s'arrête pas d'innover dans son coin).
Et après on admire les cancers, et autres maladies chroniques, accroître, parce qu'on bouffe de la merde bourrée de trucs ajoutés - dont on n'a pas besoin.
On n'a pas besoin de ces pesticides, on a besoin de repenser l'agriculture pour cesser d'avoir des centaines d'hectares de monoculture.
La monoculture c'est la fête pour les parasites et pathogènes, ils se développent à une vitesse de dingue, et se répandent sans qu'on puisse lutter.
Et puis on va inventer un nouveau produit encore plus violent que le précédent et dire « c'est l'avenir, c'est le progrès ! ».
Et compter nos morts aussi...
Donc non, il n'est pas ici question de décroissance, ou de suicide, mais bien de survie pure et simple.
De la survie même de notre agriculture.