• # Y'a le bon et le mauvais écran

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal De la contagion des discours sur lézécrans chez les parents. Évalué à 10. Dernière modification le 07 février 2026 à 12:59.

    C'est vrai qu'on voit une diabolisation des écrans et en tant que parent, moi même j'ai du mal à faire comprendre à mes enfants. J'essaie de faire passer le message (déjà plutôt simpliste) qu'il faut différencier :
    - usage passif vs. actif
    - usage accompagné vs. seul
    - choix de l'activité vs. activité choisie par l'algorithme (je veux regarder X vs. l'algorithme me fait regarder Y)
    - usage modéré vs. signes de dépendance(1) (temps passé, difficulté à faire autre chose, impossibilité de s'arrêter malgré l'envie, ...)
    - usage connecté (et les risques associés en l'absence de contrôle) vs. usage déconnecté
    - spectre d'activité de "qualité" diverse pour le cerveau: regarder un film, jouer à Minecraft, doom scroller, programmer en Scratch ou en python, écrire un roman ... Ce sont autant d'usages des écrans qui n'ont pourtant rien à voir. Ils ne nécessitent pas les mêmes limites (de temps par exemple) ni le même accompagnement.

    Pour ma part, mes enfants ont un ordinateur portable avec limite de temps (durée et heures de la journée, différentes en semaine et weekend) et proxy avec "liste blanche" très restreinte pour l'accès à Internet. J'essaie dans la mesure dunpossible d'accompagner les activités les moins nobles (jeux, films/séries, accès internet) qu'ils peuvent avoir en dehors de leur ordinateur, mais c'est clairement de plus en plus difficile (ils entrent dans l'adolescence).

    (1) À ce sujet, ma fille montre des signes de dépendance aux livres (difficulté à lui faire lacher un livre pour venir à table, jouer avec ses amis, ... besoin irrépressible d'emmener ses livres partout avec elle, peur de ne pas en avoir pris assez). C'est, de manière intéressante, beaucoup moins considéré comme problématique par les parents autour de nous (qui nous disent même à quel point on est chanceux).