Un bon article ; qui se penche sur l’aspect générationnel de la chose, en tout cas c’est pour ça qu’il m’a intéressé, d’autant plus que je fais partie de la classe d’âge des personnes interrogées.
2 cents de ma vie puis retour au point :
Au milieu des années 90, il y avait pas mal de jeunes en déshérence universitaire qui arrivés entre la licence et la maîtrise se posaient la question de leur avenir pécuniaire, et j’en faisais partie.
Tu connais un peu l’informatique, tu as de la jugeote; le secteur recrute avec formation en alternance avec stage rémunéré, et zou !
J’ai eu des « profs » de COBOL, qui une fois balayé les bases, t’imprimaient les docs plus des exos et ne venaient plus en cours; en ayant expliqué avant, de façon honnête, que la formation était en partie financée par leur boite et que celle-ci recrutait sur cinq postes de dev, que c’était très bien payé et que le triage des candidats s’effectuait par la "sélection naturelle" : En gros, tu as la doc et les bases et si tu réussis les exos sans aide externe, c’est dans la poche ... grok or die !
Heureusement que les 30 autres "non élus" dont je faisais partie ont eut des cours de Pascal et de Merise pour ne pas sortir de la formation en slip.
Et le point (IMHO):
COBOL c’est de la banque et de l’industrie avec un passif informatique des années 60 basé sur du gros travail d’équipe hiérarchisé en chefs de projet et pisses-code. La dette n’est pas tant technique que sociale; ce monde fonctionne encore, mais ceux qui le font tourner vieillissent. Je pense qu’ils vont arriver à recruter (c’est juste une question de disposition d’esprit), mais ils doivent le faire avant que ceux qui sont censés "passer la balle" ne partent en retraite et laissent plein de morceaux de code imbitable sauf pour les initiés.
C’est comme les cultes à secret dont les membres les plus éminents trépassent avant d’avoir transmis leur savoir; sauf qu’en informatique, le secret c’est qu’il n’y a pas de secret, juste du code.
# Matière grise en train de blanchir
Posté par raum_schiff . En réponse au lien Faut-il se débarrasser des systèmes COBOL ? Entre dédain et transmission des savoirs. Évalué à 6. Dernière modification le 31 décembre 2025 à 13:10.
Un bon article ; qui se penche sur l’aspect générationnel de la chose, en tout cas c’est pour ça qu’il m’a intéressé, d’autant plus que je fais partie de la classe d’âge des personnes interrogées.
2 cents de ma vie puis retour au point :
Au milieu des années 90, il y avait pas mal de jeunes en déshérence universitaire qui arrivés entre la licence et la maîtrise se posaient la question de leur avenir pécuniaire, et j’en faisais partie.
Tu connais un peu l’informatique, tu as de la jugeote; le secteur recrute avec formation en alternance avec stage rémunéré, et zou !
J’ai eu des « profs » de COBOL, qui une fois balayé les bases, t’imprimaient les docs plus des exos et ne venaient plus en cours; en ayant expliqué avant, de façon honnête, que la formation était en partie financée par leur boite et que celle-ci recrutait sur cinq postes de dev, que c’était très bien payé et que le triage des candidats s’effectuait par la "sélection naturelle" : En gros, tu as la doc et les bases et si tu réussis les exos sans aide externe, c’est dans la poche ... grok or die !
Heureusement que les 30 autres "non élus" dont je faisais partie ont eut des cours de Pascal et de Merise pour ne pas sortir de la formation en slip.
Et le point (IMHO):
COBOL c’est de la banque et de l’industrie avec un passif informatique des années 60 basé sur du gros travail d’équipe hiérarchisé en chefs de projet et pisses-code. La dette n’est pas tant technique que sociale; ce monde fonctionne encore, mais ceux qui le font tourner vieillissent. Je pense qu’ils vont arriver à recruter (c’est juste une question de disposition d’esprit), mais ils doivent le faire avant que ceux qui sont censés "passer la balle" ne partent en retraite et laissent plein de morceaux de code imbitable sauf pour les initiés.
C’est comme les cultes à secret dont les membres les plus éminents trépassent avant d’avoir transmis leur savoir; sauf qu’en informatique, le secret c’est qu’il n’y a pas de secret, juste du code.