Désolé d'avance de mes remarques discriminatoires envers les développeurs venant d'autres branches (ingé méca, ingé physique théorique, ...).
J'en ai beaucoup fréquenté durant mon travail et ils souvent très enthousiastes et heureux d'apprendre.
Je les retrouve principalement dans les équipes de tests. Boulot que nous informaticiens de formation, on rechigne un peu à faire. Je leur suis très reconnaissant de prendre à cœur des tâches un peu moins dures techniquement.
Beaucoup après plusieurs années deviennent indissociables et extrêmement doués.
Certains resteront toujours un cran en dessous par manque de passion (ce qui m'anime dans mon boulot). Mais bon c'est normal d'être plus ou moins intéressé.
Je suis dev C++ et dans nos équipes beaucoup critiquent Java. Je me dis souvent que le problème n'est pas le langage mais la facilité d'accès de ce dernier. Les débutants mi-motivés y vont pour ne pas trop souffrir et au final empilent des bout de code bancales à coup de framework.
Tout ça pour en venir au point que l'article me semble être écrit par ce genre de personne. "COBOL c'est rapide, la preuve Java c'est lent", "On est tous issus d'autres secteurs que l'informatique et les autres ne comprennent rien à notre code", "on a empilé des milliards de ligne de code que nous ne comprenons pas nous même", "Agile ne nous correspond pas et cycle en V non plus".
J'ai eu des discussions semblables des fois hallucinantes avec les gens du CERN gérant le développement qui viennent de doctorats en physique "git ça ne marche pas, du coup on a notre propre framework", "les std::vector sont défectueux on a les nôtres qui sont bien meilleurs", "pourquoi changer un code qui marche la plupart du temps ?". La plupart des informaticiens que j'ai croisé qui y étaient passé en gardaient des terreurs nocturnes. Il y en avait plusieurs dans mon équipe, des fois ils partaient en fou rire diabolique en en parlant à la pause café (je ne rigole pas).
Bref, le genre d'environnement qui ne donnent pas envie de bosser pour des passionnés : "la qualité du code ça ne sert à rien, on fixe des bugs au hasard puis on part en week-end ".
Et pourtant mon dernier boulot consistait à nettoyer du code en neurobiologie qui datait des années 60. Tout ça en marchant sur des oeufs pour ne rien casser vu le nombre d'utilisateurs dans la nature. Mais bon l'outil de regex maison était tout pété, ils avaient des structures de données incompréhensibles, genre une liste où l'élément interne peut se retrouver balancé au milieu d'un tree. Par chance les devs issus de la neurobiologie avaient conscience de leurs lacunes en code et étaient enthousiastes à ce que le nouveau code puisse être lu par d'autres.
Du même coup, j'évitais de leur faire des remarques sur le choix des equadiff de propagation de signaux neuronaux. Je fermais ma gueule et appliquait scrupuleusement leur choix.
# Pas taper
Posté par alkino . En réponse au lien Faut-il se débarrasser des systèmes COBOL ? Entre dédain et transmission des savoirs. Évalué à 10. Dernière modification le 31 décembre 2025 à 11:16.
Désolé d'avance de mes remarques discriminatoires envers les développeurs venant d'autres branches (ingé méca, ingé physique théorique, ...).
J'en ai beaucoup fréquenté durant mon travail et ils souvent très enthousiastes et heureux d'apprendre.
Je les retrouve principalement dans les équipes de tests. Boulot que nous informaticiens de formation, on rechigne un peu à faire. Je leur suis très reconnaissant de prendre à cœur des tâches un peu moins dures techniquement.
Beaucoup après plusieurs années deviennent indissociables et extrêmement doués.
Certains resteront toujours un cran en dessous par manque de passion (ce qui m'anime dans mon boulot). Mais bon c'est normal d'être plus ou moins intéressé.
Je suis dev C++ et dans nos équipes beaucoup critiquent Java. Je me dis souvent que le problème n'est pas le langage mais la facilité d'accès de ce dernier. Les débutants mi-motivés y vont pour ne pas trop souffrir et au final empilent des bout de code bancales à coup de framework.
Tout ça pour en venir au point que l'article me semble être écrit par ce genre de personne. "COBOL c'est rapide, la preuve Java c'est lent", "On est tous issus d'autres secteurs que l'informatique et les autres ne comprennent rien à notre code", "on a empilé des milliards de ligne de code que nous ne comprenons pas nous même", "Agile ne nous correspond pas et cycle en V non plus".
J'ai eu des discussions semblables des fois hallucinantes avec les gens du CERN gérant le développement qui viennent de doctorats en physique "git ça ne marche pas, du coup on a notre propre framework", "les std::vector sont défectueux on a les nôtres qui sont bien meilleurs", "pourquoi changer un code qui marche la plupart du temps ?". La plupart des informaticiens que j'ai croisé qui y étaient passé en gardaient des terreurs nocturnes. Il y en avait plusieurs dans mon équipe, des fois ils partaient en fou rire diabolique en en parlant à la pause café (je ne rigole pas).
Bref, le genre d'environnement qui ne donnent pas envie de bosser pour des passionnés : "la qualité du code ça ne sert à rien, on fixe des bugs au hasard puis on part en week-end ".
Et pourtant mon dernier boulot consistait à nettoyer du code en neurobiologie qui datait des années 60. Tout ça en marchant sur des oeufs pour ne rien casser vu le nombre d'utilisateurs dans la nature. Mais bon l'outil de regex maison était tout pété, ils avaient des structures de données incompréhensibles, genre une liste où l'élément interne peut se retrouver balancé au milieu d'un tree. Par chance les devs issus de la neurobiologie avaient conscience de leurs lacunes en code et étaient enthousiastes à ce que le nouveau code puisse être lu par d'autres.
Du même coup, j'évitais de leur faire des remarques sur le choix des equadiff de propagation de signaux neuronaux. Je fermais ma gueule et appliquait scrupuleusement leur choix.