• [^] # Re: Couche de vernis - déjà craquelé

    Posté par . En réponse au lien Dassault Aviation bascule vers le cloud "souverain" français Bleu, à la sauce Microsoft. Évalué à 5.

    Ah oui, my bad, désolé, j'ai trop vite survolé l'article, et cette phrase :

    dans un environnement protégé exclusivement par le droit européen

    [maintenant, je sais que je cause trop, et que je raconte trop ma vie ... Mais là, ça m'fait plaisir, alors je me lache ...]

    Bon, après, je dois avouer que Microsoft part avec un score de confiance très négatif ...
    Et le spyware Windows 11 a plombé ce score à de multiples occasions.

    Quant aux outils cités, je doute qu'on puisse avoir la certitude à 100 % de leur honnête fonctionnement.
    Certes, j'ai entendu parler, il y a quelques années, de la possibilité de consulter le code source. Mais dans quelles conditions ? Et qu'est-ce qui prouve que les outils utilisés sont ceux dont on a pu lire le code ?

    Je sais que, par défaut, j'ai une posture très cynique et négative. J'ai vu trop de fois que la possibilité de tricher était exploitée très vite.

    Même par moi ! Comme ici : milieu-fin des 80s, plan "informatique pour tous", le prof d'allemand demande qui pourrait coder un logiciel de QCM. Je fonce et je code ça avec un pote (sur les LogAbax !).
    Des séries de questions, chacune ayant 4 réponses possibles et 6 touches pour entrer la réponse. 6 ? Oui. 4 officielles, et 2 cachées, 1 pour avoir toujours faux, et une pour avoir toujours bon. C'est la seule fois où j'ai eu la moyenne en allemand ...

    Autre exemple plus sérieux de problème de confiance, parfois aveugle en la technologie.

    Et à propos de la corruption, je pense qu'elle peut prendre différents aspects, plus ou moins graves et variés.
    Exemple que je considère être de la corruption, ou quelque chose de proche : début des années 2000s, Bombardier signe pour plusieurs années la sous-traitance de son SI à CSC (700 millions de $ de mémoire). À Crespin, ça s'est traduit par le licenciement de toute l'équipe info, sauf 2 ou 3 personnes.
    Quelques mois plus tard, on reçoit un mail de la compta : "... ça suffit ... on ne remboursera plus les notes de frais pour les clés USB ... mal faites ... et en plus, il faut passer par le catalogue CSC maintenant ...".
    Ah ? Dit donc collègue, c'est combien dans ce catalogue pour une clé de x Mo ? Oui, Mo, début des 2000s j'ai dit !
    Ah ? Tout ça ! Je compare avec les prix du marché. Wopinaize ! Aux alentours de deux fois plus cher !
    Donc déjà, qui de sensé se livre pieds et poings liés à ce genre de boîte qui impose des tarifs prohibitifs ?
    Ensuite, comme j'étais en fin de mission, je me suis permis de répondre au mail en fournissant cette comparaison. Un petit coup de pied dans la fourmilière avant de partir, et qui a fait un peu de bruit !
    Quelques jours plus tard, quelqu'un m'a appelé pour me proposer un poste ...
    J'ai interprété ça comme ceci : "oh, j'ai trouvé un type qui n'a pas peur de rentrer dans le lard. Comme je suis dans le camp de ceux qui étaient opposés à l'adoption de CSC, c'est top, j'ai trouvé un bidasse pour aller au front à ma place !".
    Donc, dans les hautes sphères, il y avait deux camps : ceux conscients que c'était aberrant et coûteux, et ceux qui ... C'est sujet à interprétation, mais je n'ai clairement pas l'impression que ce soit le camp de la logique et des économies qui l'ait emporté.