Il s'agit d'un vaccin à virus vivant atténué. Comme tout vaccin à virus vivant atténué, il fonctionne en infectant avec une forme minimale, non grave, de la maladie. Cependant, tous les vaccins à virus vivant atténué exposent au risque de vraie grosse forme grave en cas d'immunodépression. C'est pour ça qu'on ne vaccine pas les femmes enceintes contre la rougeole alors même qu'une rougeole chez la femme enceinte est potentiellement gravissime (la grossesse occasionne une immunodépression transitoire, nécessaire pour ne pas attaquer le fœtus).
Dans le cas présent, on sait qu'une vache vaccinée peut développer la maladie si elle a été contaminée avant le vaccin, donc il est difficile de discerner une DNC authentique peu grave d'une DNC atténuée post-vaccinale. La gravité pour l'animal est la même (faible), mais pour le troupeau, c'est une autre limonade. Il existe un moyen de faire la différence : il faut prélever du virus, l'envoyer en PCR, séquencer le génome et voir si on est face à un virus vaccinal ou sauvage. C'est possible, on le fait chez l'humain face aux rougeoles atténuées post-vaccinales parce que l'enjeu de santé publique est élevé. Pour une vache, c'est 2000 aux frais de l'éleveur, il est moyennement motivé à payer.
L'absence de symptôme ne doit pas rassurer à tort car des DNC asymptomatiques (mais contagieuses quand même) ont été décrites.
In fine, la seule manière d'être sûr qu'un animal est sain, c'est de faire une PCR grossière et pas chère pour vérifier qu'il n'y a pas de virus (mais cette PCR sera positive indifféremment pour le virus vaccinal et le virus sauvage), et de coupler à une recherche d'anticorps : s'il n'y a pas d'anticorps, c'est que soit l'animal n'a jamais été exposé, soit il est en cours d'infection. Et s'il n'y a ni anticorps ni virus, on sait qu'il est safe.
Mais forcément, si tu mets du virus vivant atténué dans l'animal, tu fausses tout ça. Donc tu évites. On se retrouve dans un système d'injonction contradictoire où il vaut mieux être à risque mais chanceux que sans risque.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: si elles ne sont pas vaccinées elles sont exportables ?
Posté par Liorel . En réponse au journal Dermatose nodulaire bovine. Évalué à 10.
Il s'agit d'un vaccin à virus vivant atténué. Comme tout vaccin à virus vivant atténué, il fonctionne en infectant avec une forme minimale, non grave, de la maladie. Cependant, tous les vaccins à virus vivant atténué exposent au risque de vraie grosse forme grave en cas d'immunodépression. C'est pour ça qu'on ne vaccine pas les femmes enceintes contre la rougeole alors même qu'une rougeole chez la femme enceinte est potentiellement gravissime (la grossesse occasionne une immunodépression transitoire, nécessaire pour ne pas attaquer le fœtus).
Dans le cas présent, on sait qu'une vache vaccinée peut développer la maladie si elle a été contaminée avant le vaccin, donc il est difficile de discerner une DNC authentique peu grave d'une DNC atténuée post-vaccinale. La gravité pour l'animal est la même (faible), mais pour le troupeau, c'est une autre limonade. Il existe un moyen de faire la différence : il faut prélever du virus, l'envoyer en PCR, séquencer le génome et voir si on est face à un virus vaccinal ou sauvage. C'est possible, on le fait chez l'humain face aux rougeoles atténuées post-vaccinales parce que l'enjeu de santé publique est élevé. Pour une vache, c'est 2000 aux frais de l'éleveur, il est moyennement motivé à payer.
L'absence de symptôme ne doit pas rassurer à tort car des DNC asymptomatiques (mais contagieuses quand même) ont été décrites.
In fine, la seule manière d'être sûr qu'un animal est sain, c'est de faire une PCR grossière et pas chère pour vérifier qu'il n'y a pas de virus (mais cette PCR sera positive indifféremment pour le virus vaccinal et le virus sauvage), et de coupler à une recherche d'anticorps : s'il n'y a pas d'anticorps, c'est que soit l'animal n'a jamais été exposé, soit il est en cours d'infection. Et s'il n'y a ni anticorps ni virus, on sait qu'il est safe.
Mais forcément, si tu mets du virus vivant atténué dans l'animal, tu fausses tout ça. Donc tu évites. On se retrouve dans un système d'injonction contradictoire où il vaut mieux être à risque mais chanceux que sans risque.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.