Je crois qu'il y a incompréhension sur le message (et mea culpa : j'aurais dû être plus clair dans mon post). Je ne suis pas militant, et certainement pas des soulèvements de la Terre. Leur propagande par le fait m'insupporte au plus haut point. J'aime le dialogue, la confrontation des points de vue, et dans mon esprit, en démocratie, on parle d'abord, on définit une politique (ce que va faire l'État, ce que les citoyens ont le droit de faire, les obligations qui s'imposent à chacun) et on agit ensuite. Mais surtout, surtout, on respecte le droit de chacun à nous contredire.
Et là, ce droit est violé. Alors est-ce que ça concerne Linux ? Certainement pas. Le logiciel libre ? À la rigueur. Les libertés numériques ? Bah on est en plein dedans, oui. C'est de la liberté d'expression. Si je peux être poursuivi pour avoir affiché "Tout le monde déteste la police" sur une façade, je peux l'être pour l'avoir écrit sur Twitter, ou sur DLFP. Note bien que si les auteurs étaient poursuivis au civil, je n'aurais rien dit. S'ils étaient poursuivis pour dégradation, pareil, rien à dire. Si on s'était contenté de les contredire, de rappeler que non, les flics ne tuent pas, OK, pas de problème.
Mais non. On les poursuit, au pénal, pour un message politique. Alors que, et c'est un fondement de l'État de droit, il est indispensable qu'on aie le droit de diffamer l'État, et il est de la responsabilité de tous, notamment médias et élus, de se battre pour faire triompher la vérité, y compris (surtout) quand d'autres se battent pour la cacher ou l'obfusquer sous des tas d'"infos" non pertinentes. Ce n'est pas de la politique, c'est une liberté publique.
Et plus généralement, la défense des libertés publiques tend à devenir un sujet de débat politique, alors que lesdites libertés devraient être le socle sur lequel se fonde tout débat politique. C'est cette dérive que je regrette.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: On s'en fout ici sur Linuxfr.
Posté par Liorel . En réponse au journal Mais qui a éteint les Lumières ?. Évalué à 10. Dernière modification le 08 décembre 2025 à 14:05.
Je crois qu'il y a incompréhension sur le message (et mea culpa : j'aurais dû être plus clair dans mon post). Je ne suis pas militant, et certainement pas des soulèvements de la Terre. Leur propagande par le fait m'insupporte au plus haut point. J'aime le dialogue, la confrontation des points de vue, et dans mon esprit, en démocratie, on parle d'abord, on définit une politique (ce que va faire l'État, ce que les citoyens ont le droit de faire, les obligations qui s'imposent à chacun) et on agit ensuite. Mais surtout, surtout, on respecte le droit de chacun à nous contredire.
Et là, ce droit est violé. Alors est-ce que ça concerne Linux ? Certainement pas. Le logiciel libre ? À la rigueur. Les libertés numériques ? Bah on est en plein dedans, oui. C'est de la liberté d'expression. Si je peux être poursuivi pour avoir affiché "Tout le monde déteste la police" sur une façade, je peux l'être pour l'avoir écrit sur Twitter, ou sur DLFP. Note bien que si les auteurs étaient poursuivis au civil, je n'aurais rien dit. S'ils étaient poursuivis pour dégradation, pareil, rien à dire. Si on s'était contenté de les contredire, de rappeler que non, les flics ne tuent pas, OK, pas de problème.
Mais non. On les poursuit, au pénal, pour un message politique. Alors que, et c'est un fondement de l'État de droit, il est indispensable qu'on aie le droit de diffamer l'État, et il est de la responsabilité de tous, notamment médias et élus, de se battre pour faire triompher la vérité, y compris (surtout) quand d'autres se battent pour la cacher ou l'obfusquer sous des tas d'"infos" non pertinentes. Ce n'est pas de la politique, c'est une liberté publique.
Et plus généralement, la défense des libertés publiques tend à devenir un sujet de débat politique, alors que lesdites libertés devraient être le socle sur lequel se fonde tout débat politique. C'est cette dérive que je regrette.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.