Je ne suis pas bien sûr que c'était mieux avec la génération précédente. Certains auteurs avaient déjà soulevé le problème dans les années 2000-2010. Ce qu'on peut dire, c'est que le smartphone a accentué le schisme existant entre usages récréatifs et scolaires/professionnels. En fait, le problème de former aux bases de l'informatique n'a jamais été vraiment pris au sérieux dans l’Éducation Nationale. On est passé en une vingtaine d'années d'un discours de type "il n'y a pas besoin de les former, ils savent faire mieux que leurs profs" au discours "il faut les former à l'informatique mais pas aux usages" et aujourd'hui il me semble qu'on entre dans une phase où l'école cherche à s'ériger en sanctuaire isolé du reste de la société (et donc du numérique).
D'ailleurs, vu l'évolution des compétences requises dans certains domaines, je me demande pendant combien de temps encore les métiers non-spécifiquement informatiques auront besoin de compétences allant au-delà de la manipulation d'interfaces simples sur smartphone/tablette.
# Problème systémique
Posté par MdC . En réponse au lien Le paradoxe de la génération smartphone. Évalué à 5. Dernière modification le 29 novembre 2025 à 16:24.
Je ne suis pas bien sûr que c'était mieux avec la génération précédente. Certains auteurs avaient déjà soulevé le problème dans les années 2000-2010. Ce qu'on peut dire, c'est que le smartphone a accentué le schisme existant entre usages récréatifs et scolaires/professionnels. En fait, le problème de former aux bases de l'informatique n'a jamais été vraiment pris au sérieux dans l’Éducation Nationale. On est passé en une vingtaine d'années d'un discours de type "il n'y a pas besoin de les former, ils savent faire mieux que leurs profs" au discours "il faut les former à l'informatique mais pas aux usages" et aujourd'hui il me semble qu'on entre dans une phase où l'école cherche à s'ériger en sanctuaire isolé du reste de la société (et donc du numérique).
D'ailleurs, vu l'évolution des compétences requises dans certains domaines, je me demande pendant combien de temps encore les métiers non-spécifiquement informatiques auront besoin de compétences allant au-delà de la manipulation d'interfaces simples sur smartphone/tablette.