Je suis d’accord avec toi : dans les domaines dans lesquels la véracité importe, l’ia pose des problèmes particuliers : notamment, impossibilité de rattacher le propos à un auteur, c’est-à-dire à une expertise précise (cet auteur est-il qualifié pour parler de ce dont il parle ?) et située (quels biais liés à l’origine géographique, au milieu social, au métier exercé, au bord politique ? Etc.).
Dans le domaine de la création, les problèmes posés par l’ia sont un peu différents il me semble : 1) la qualité des productions de l’ia est moyenne voire médiocre (or : ce que nous recherchons en art, je crois, c’est avant tout l’exceptionnellement bon, le meilleur possible) 2) la vitesse de production est largement supérieure à la production humaine. Conséquence de ces deux aspects : l’art d’une qualité exceptionnelle risque d’être noyé et de devenir introuvable, et les exigences du public en la matière risquent de s’abaisser continuellement.
Je peux comprendre que l’on finisse par se dégoûter de rencontrer continuellement du contenu généré par ia, et par éprouver de la nostalgie pour le monde qui en était dépourvu, il y a seulement trois ans.
[^] # Re: Aciers à faible rayonnement de fond
Posté par serol (site web personnel) . En réponse au journal Intelligence artificielle et problèmes réels. Évalué à 4.
Je suis d’accord avec toi : dans les domaines dans lesquels la véracité importe, l’ia pose des problèmes particuliers : notamment, impossibilité de rattacher le propos à un auteur, c’est-à-dire à une expertise précise (cet auteur est-il qualifié pour parler de ce dont il parle ?) et située (quels biais liés à l’origine géographique, au milieu social, au métier exercé, au bord politique ? Etc.).
Dans le domaine de la création, les problèmes posés par l’ia sont un peu différents il me semble : 1) la qualité des productions de l’ia est moyenne voire médiocre (or : ce que nous recherchons en art, je crois, c’est avant tout l’exceptionnellement bon, le meilleur possible) 2) la vitesse de production est largement supérieure à la production humaine. Conséquence de ces deux aspects : l’art d’une qualité exceptionnelle risque d’être noyé et de devenir introuvable, et les exigences du public en la matière risquent de s’abaisser continuellement.
Je peux comprendre que l’on finisse par se dégoûter de rencontrer continuellement du contenu généré par ia, et par éprouver de la nostalgie pour le monde qui en était dépourvu, il y a seulement trois ans.