• [^] # Re: Sur les fork d'Android

    Posté par . En réponse au journal Le Parisien qualifie GrapheneOS de "botte secrète des narcotrafiquants", les devs n'apprécient pas. Évalué à 6.

    j'ai toujours du mal à m'imaginer les produits "dégooglisés" basés sur AOSP, qui dépend à 100% de .. Google.

    AOSP a un modèle "bac-à-sable" pour les applis: elles ne peuvent pas accéder à tout le système sans permissions explicites.
    Les distros Linux "conventionnelles" (y compris PostmarketOS) n'ont pas ce système.

    Et dans un monde où on a des applis mobiles pour tout et n'importe quoi, ça fait une grosse différence.

    Dans un monde idéal, tu peux jouer la carte de la pureté: ton appareil n'utilisera jamais que des applis libres et pas suspectes, comme d'ailleurs la plupart des systèmes Linux conventionnels.

    Dans le monde pratique, des utilisateurs voudront retrouver Whatsapp, une appli pour le train, pour le vélopartage, pour le cinéma, et je ne parle pas des jeux à la con et des réseaux sociaux.
    Et là, c'est problématique que chaque appli ait trop de liberté dans le système.

    C'est là que AOSP est intéressant, et c'est par là aussi que Graphene enfonce le clou.
    AOSP empêche normalement les applis de scanner tout l'appareil pour savoir ce qui s'y trouve, mais elles peuvent encore cibler des choses (ex: elles ne peuvent pas lister un /usr/bin, mais elles peuvent demander si l'appli spécifique X est installée).

    Graphene va beaucoup plus loin dans cette voie, avec de multiples fonctionnalités pour réduire ce que peuvent voir les applis trop curieuses et/ou exigeantes.

    Si PostmarketOS te va, tant mieux pour toi. Mais je pense que ce serait un désastre absolu de le voir se répandre dans le grand public en l'état actuel des choses, pire encore que Android par Google.

    AOSP ce n'est pas le choix glamour, c'est le choix pragmatique.