Je pense que c'est au contraire exactement l'esprit Open Source... Une personne physique ou une entreprise a besoin d'une fonctionnalité et offre un salaire (ou une récompense) pour faire ce travail. Comme n'importe qui peut accèder au code, n'importe qui peut se porter volontaire ou faire le travail... Évidemment, ceux qui connaissent bien le code de ce logiciel (les auteurs originaux par exemple) ont un avantage indéniable sur les autres, mais ils ne peuvent bloquer les tentatives des autres (au contraire des logiciels à sources fermées).
En fait, tout vient du fait que les systèmes économiques des logiciels à sources fermées et celui des logiciels à sources ouvertes sont totallement différent.
Avec les logiciels à sources fermées, on vend le logiciel comme un produit manufacturé (comme une voiture, un tableau, ou autre). Le problème, c'est que même si le développement de ce logiciel coûte cher (du moins c'est ce que l'on suppose), la fabrication (lire la "duplication") de ce logiciel ne coûte quasiment rien. Les bénéfices, lorsqu'il s'agit d'un logiciel très grand public, sont donc vraiment monstrueux et très souvent en défaveur du client.
Avec un logiciel à source ouverte, on vend son travail. C'est à dire que ce que le client paye, c'est le temps que va passer un développeur (ou une équipe de développeurs) pour réaliser le logiciel. À la fin, le client a son logiciel (ou sa fonctionnalité) et les sources qui vont avec. Le programmeur, lui, a été payé durant le moment où il a travaillé pour ce client. La seule capitalisation que peut faire ici le programmeur est l'expérience qu'il possède du logiciel qu'il a codé (on viendra préferablement le chercher pour lui demander de coder quelque chose pour ce logiciel, ou pour le maintenir car il n'a pas besoin de découvrir le logiciel en question).
On remarque tout de suite que dans le modèle économique des logiciels ouverts, offrir de l'argent pour un travail est tout à fait pertinent et, en prime, bénéficie à tout le monde (je veux une fonctionnalité précise, mais au final tout le monde pourra l'utiliser). On peut imaginer, donc, des groupes d'interet se former autours de projets commun. Par exemple, une bonne suite de logiciels bureautique (cf Open Office), ou un serveur web efficace (cf Apache avec des financements d'IBM qui l'utilise sur ses serveurs), etc.
Donc, je pense qu'au contraire, Mark Shuttleworth a tout à fait compris le principe de l'Open Source...
[^] # Re: mouais...
Posté par Alan_T . En réponse à la dépêche Mark Shuttleworth offre des récompenses pour développer Mozilla. Évalué à 10.
En fait, tout vient du fait que les systèmes économiques des logiciels à sources fermées et celui des logiciels à sources ouvertes sont totallement différent.
Avec les logiciels à sources fermées, on vend le logiciel comme un produit manufacturé (comme une voiture, un tableau, ou autre). Le problème, c'est que même si le développement de ce logiciel coûte cher (du moins c'est ce que l'on suppose), la fabrication (lire la "duplication") de ce logiciel ne coûte quasiment rien. Les bénéfices, lorsqu'il s'agit d'un logiciel très grand public, sont donc vraiment monstrueux et très souvent en défaveur du client.
Avec un logiciel à source ouverte, on vend son travail. C'est à dire que ce que le client paye, c'est le temps que va passer un développeur (ou une équipe de développeurs) pour réaliser le logiciel. À la fin, le client a son logiciel (ou sa fonctionnalité) et les sources qui vont avec. Le programmeur, lui, a été payé durant le moment où il a travaillé pour ce client. La seule capitalisation que peut faire ici le programmeur est l'expérience qu'il possède du logiciel qu'il a codé (on viendra préferablement le chercher pour lui demander de coder quelque chose pour ce logiciel, ou pour le maintenir car il n'a pas besoin de découvrir le logiciel en question).
On remarque tout de suite que dans le modèle économique des logiciels ouverts, offrir de l'argent pour un travail est tout à fait pertinent et, en prime, bénéficie à tout le monde (je veux une fonctionnalité précise, mais au final tout le monde pourra l'utiliser). On peut imaginer, donc, des groupes d'interet se former autours de projets commun. Par exemple, une bonne suite de logiciels bureautique (cf Open Office), ou un serveur web efficace (cf Apache avec des financements d'IBM qui l'utilise sur ses serveurs), etc.
Donc, je pense qu'au contraire, Mark Shuttleworth a tout à fait compris le principe de l'Open Source...