ça laisse penser qu'on ne facture pas le vrai coût et qu'il s'agit avant tout de tuer la concurrence.
Ça fait déja des décennies que dans le domaine des services (et pas que), la notion de "vrai coût" n'existe pas, donc tu ne peux pas facturer le "vrai coût". Est-ce que ta place à 15€ sur un vol Ryanair est le vrai coût? Si tu penses "si toutes les places étaient vendues à ce prix, le vol perdrait de l'argent", alors ça n'est peut-être pas le vrai coût, mais si tu penses "c'est le prix qui permet de remplir le vol, sans quoi ces places seraient vides", alors le "vrai coût" est le prix marginal du kérozène associé au poids du passager, ce qui est certainement moins que 15€.
Dans le raisonnement, la question n'est pas de compter l'accès gratuit. Je ne sais pas combien l'accès gratuit coûte à OpenAI, certainement une grosse partie de ses frais d'infrastructure (2.5 milliards de requêtes par jour sur ChatGPT pour quelques millions de clients payants), mais ce n'est pas aux clients payants de financer les accès gratuits, il faudrait donc savoir si la part des clients payants couvrent les frais qu'ils causent directement.
Et au passage, l'idée de tuer la concurrence en arrosant avec des trucs gratuits, ça n'est pas nouveau. Quand c'était Canonical qui faisait ça, il y avait moins d'opposition de principe sur Linuxfr... Tu files des échantillons gratuits pour montrer la qualité de la dope, avant de facturer, je ne vois pas comment ça peut se passer autrement pour créer un marché qui n'existe pas.
Je reste sur l'idée que les gusses qui mettent des milliards dans OpenAI, ils ont beaucoup plus d'informations que nous, ils ont accès aux coûts opérationnels, aux plans d'investissements, aux prévisions de croissance, à des analyses du marché, et je ne vois pas quel investisseur irait filer des milliards sans qu'il n'y ait quelque chose d'au moins superficiellement crédible derrière. Ils peuvent bien sûr se tromper, ils peuvent miser sur le mauvais cheval, ils peuvent viser des plants plus court-termistes (rachat par un concurrent...) qui ne nécessite pas une rentabilité à long terme, mais comme ils ont bien plus d'informations que nous, je ne vois pas comment on pourrait prétendre mieux comprendre le marché qu'eux.
[^] # Re: Bulle ou pas bulle
Posté par arnaudus . En réponse au lien Faible rentabilité, valorisations record... Le spectre d’une bulle plane sur l’IA. Évalué à 4.
Ça fait déja des décennies que dans le domaine des services (et pas que), la notion de "vrai coût" n'existe pas, donc tu ne peux pas facturer le "vrai coût". Est-ce que ta place à 15€ sur un vol Ryanair est le vrai coût? Si tu penses "si toutes les places étaient vendues à ce prix, le vol perdrait de l'argent", alors ça n'est peut-être pas le vrai coût, mais si tu penses "c'est le prix qui permet de remplir le vol, sans quoi ces places seraient vides", alors le "vrai coût" est le prix marginal du kérozène associé au poids du passager, ce qui est certainement moins que 15€.
Dans le raisonnement, la question n'est pas de compter l'accès gratuit. Je ne sais pas combien l'accès gratuit coûte à OpenAI, certainement une grosse partie de ses frais d'infrastructure (2.5 milliards de requêtes par jour sur ChatGPT pour quelques millions de clients payants), mais ce n'est pas aux clients payants de financer les accès gratuits, il faudrait donc savoir si la part des clients payants couvrent les frais qu'ils causent directement.
Et au passage, l'idée de tuer la concurrence en arrosant avec des trucs gratuits, ça n'est pas nouveau. Quand c'était Canonical qui faisait ça, il y avait moins d'opposition de principe sur Linuxfr... Tu files des échantillons gratuits pour montrer la qualité de la dope, avant de facturer, je ne vois pas comment ça peut se passer autrement pour créer un marché qui n'existe pas.
Je reste sur l'idée que les gusses qui mettent des milliards dans OpenAI, ils ont beaucoup plus d'informations que nous, ils ont accès aux coûts opérationnels, aux plans d'investissements, aux prévisions de croissance, à des analyses du marché, et je ne vois pas quel investisseur irait filer des milliards sans qu'il n'y ait quelque chose d'au moins superficiellement crédible derrière. Ils peuvent bien sûr se tromper, ils peuvent miser sur le mauvais cheval, ils peuvent viser des plants plus court-termistes (rachat par un concurrent...) qui ne nécessite pas une rentabilité à long terme, mais comme ils ont bien plus d'informations que nous, je ne vois pas comment on pourrait prétendre mieux comprendre le marché qu'eux.