• # Re: L'ADAMI pour une redevance du haut-débit

    Posté par . En réponse à la dépêche L'ADAMI pour une redevance du haut-débit. Évalué à 1.

    Dans un sens, est-ce que ce n'est pas à rapprocher des taxes sur le tabac ?

    Le prix d'un paquet de clopes n'est plus maintenant déterminé par la loi de l'offre et de la demande : l'état y intègre le coût des traitements du cancer du poumon. Au lieu de faire supporter cette charge également à l'ensemble de la population, fumeurs et non-fumeurs, on en fait porter une plus grande partie sur les fumeurs.

    De même, le prix d'un enregistrement n'est maintenant plus déterminé par le marché (il serait sinon quasi-nul vue la facilité de multiplier l'offre par la copie). Il est fixé arbitrairement par les maisons de disques. Instaurer une taxe sur le haut-débit est un essai de faire payer la production de musique par ceux qui l'écoutent sans recourir au marché, désormais inefficace.

    Il y a seulement plusieurs problèmes :

    - Comme pour les CD vierges, on vise large et donc, on se trompe de cible.

    - Qui va toucher le fruit de cette taxe : les musiciens ou les intermédiaires parasites :?

    - S'il s'agit des musiciens, comment répartir les fruits de la taxe : selon la popularité ou le talent ? Et comment estimer ces derniers ?

    - Instaurer une taxe revient à faire intervenir l'état. Qu'a-t-il à faire là-dedans ?

    Dans le cas du tabac comme de la musique (mais il y en a d'autres), le marché ne semble plus suffisant pour permettre un échange juste. Mais recourir à la taxe est faire preuve d'un manque flagrant d'imagination.