• [^] # Re: Problème de fond

    Posté par . En réponse au journal Et l’intelligence humaine, alors ?. Évalué à 10.

    Personnellement c'est la voie que j'ai pris.

    Je bossais dans les systèmes embarqués, des projets intéressants techniquement mais dans une boite "world company".
    J'ai mis un pied dehors en obtenant de haute lutte un télétravail 100% remote et en temps partiel (avant le covid, c'était clairement pas trivial) pour pouvoir quitter l’île de France et aller vivre dans un coin paumé qui me plaît.
    La boîte m'a mis le 2ème pied dehors en virant tout le monde et en fermant le site de R&D dans lequel j'étais quelques mois pus tard.

    J'ai rebondi en m'auto-formant au développement web, et j'ai trouvé du taff (toujours en remote) dans le secteur associatif, quelque chose qui me tenait à cœur.
    Techniquement, c'est pas fou. Déjà le dev web me branche moins que l'embarqué (le C me manque, et j'aime pas le JS...), mais en plus dans mon association la dette technique est monstrueuse parce que je suis le 1er embauché pour reprendre en main des années de travail en dilettante sur le sujet par des prestataires.

    MAIS!

    Mais je bosse pour une cause qui me tiens à coeur. Mon cerveau turbine à plein car même si je bosse un peu les mains dans la m****, j'apprends toujours plein de choses sur des nouveaux langages, comment ça marche internet, comment ça marche le web, tiens comment cette lib fait pour faire ci ou çà, tiens comment on pourrait encaisser les pics de trafic plus facilement en faisant ci ou ça, bref, même si de base ça me plaît moins que mon précédent taff, j'ai toujours de quoi stimuler mon cerveau.
    Et le secteur fait une grosse différence quand t'as pas envie de t'y remettre un lundi matin, tu bosses pas pour l'actionnaire mais pour "la Kauze" qui vaut le coup pour toi.

    Certes, il a a fallu encaisser la baisse de salaire. Mais ça l'évite de finir en burn ou en bore out.