Tout ça relève d'une démarche qui vise à donner un aspect "acceptable" à un compromis libre/propriétaire (l'oeuvre résultante étant donc propriétaire, puisqu'un tel compromis n'existe pas, question de définition).
J'imagine que c'est ce que tu appellais la logique propriétaire. Ca ne correspond pas du tout à ma réflexion.
Il existe un domaine logiciel avec une définition, une communauté et un consensus autour du mot Libre. Peut on étendre le concept Libre au delà du domaine logiciel ? On se déclare incompétent. On ne se prononce pas.
un peu de propriétaire est acceptable.
c'est tout à fait acceptable dans des textes exprimant des opinions par exemple.
La communauté du LL dit au contraire que le logiciel proprio n'est pas acceptable et qu'on doit s'en passer. Si on se permet de faire ainsi la morale aux gens, de leur montrer une la ligne rouge, c'est d'une part parce qu'on pense que cela leur sera utile, et ensuite parce qu'on sait que chacun de nous peut jouer au spartiate et s'appliquer sur lui même cette discipline. La définition du LL est humainement tolérable.
Selon ta définition élargie, ce n'est plus le cas. Personne ne pourra vivre uniquement au contact d'oeuvres modifiables. C'est inhumain, c'est vivre sur une île déserte. Certes on gagne une définition simple, un bon critère technique de décision pour nos amis juristes, mais on va perdre le statut moral du Libre. La limite que Debian est en train de tracer n'est pas compréhensible, on ne peut pas l'appréhender.
Mon approche consiste donc
- un : à me dire d'emblée incompétent,
- deux : que l'élargissement de la définition ne se traduira vraissemblablement pas par une définition simple,
- trois : que même si j'arrivais à écrire une définition Libre élargie, il ne me faut pas parier que je trouverai un consensus, ni que j'arriverai à un statut moral indéboulonnable.
Pourquoi ne pas proposer une nouvelle notion, un nouveau terme, pour ces oeuvres ? Un mot ne trahissant pas le sens usuel de libre ?
Du fond du coeur, je n'ai pas l'impression de trahir quoi que ce soit. J'aimerai retourner la question, si on nous empêchait d'utiliser ces mots, lesquels choisirions-nous pour nous définir ? :-)
[^] # Re: Wikipédia contient plus de 20 mille articles
Posté par cornofulgur . En réponse à la dépêche Wikipédia contient plus de 20 mille articles. Évalué à 1.
J'imagine que c'est ce que tu appellais la logique propriétaire. Ca ne correspond pas du tout à ma réflexion.
Il existe un domaine logiciel avec une définition, une communauté et un consensus autour du mot Libre. Peut on étendre le concept Libre au delà du domaine logiciel ? On se déclare incompétent. On ne se prononce pas.
un peu de propriétaire est acceptable.
c'est tout à fait acceptable dans des textes exprimant des opinions par exemple.
La communauté du LL dit au contraire que le logiciel proprio n'est pas acceptable et qu'on doit s'en passer. Si on se permet de faire ainsi la morale aux gens, de leur montrer une la ligne rouge, c'est d'une part parce qu'on pense que cela leur sera utile, et ensuite parce qu'on sait que chacun de nous peut jouer au spartiate et s'appliquer sur lui même cette discipline. La définition du LL est humainement tolérable.
Selon ta définition élargie, ce n'est plus le cas. Personne ne pourra vivre uniquement au contact d'oeuvres modifiables. C'est inhumain, c'est vivre sur une île déserte. Certes on gagne une définition simple, un bon critère technique de décision pour nos amis juristes, mais on va perdre le statut moral du Libre. La limite que Debian est en train de tracer n'est pas compréhensible, on ne peut pas l'appréhender.
Mon approche consiste donc
- un : à me dire d'emblée incompétent,
- deux : que l'élargissement de la définition ne se traduira vraissemblablement pas par une définition simple,
- trois : que même si j'arrivais à écrire une définition Libre élargie, il ne me faut pas parier que je trouverai un consensus, ni que j'arriverai à un statut moral indéboulonnable.
Pourquoi ne pas proposer une nouvelle notion, un nouveau terme, pour ces oeuvres ? Un mot ne trahissant pas le sens usuel de libre ?
Du fond du coeur, je n'ai pas l'impression de trahir quoi que ce soit. J'aimerai retourner la question, si on nous empêchait d'utiliser ces mots, lesquels choisirions-nous pour nous définir ? :-)