J'ai l'impression que SpaceFox crois que «utiliser l'IA comme simple outil pour faire de l'art» signifie :
Tu crois mal. C’est dommage, ça te fait partir sur un homme de paille.
Ton exemple met néanmoins en exergue plusieurs choses intéressantes. Pour rappel, je parle de créer quelque chose qui ne soit pas un simple exemple ni juste une blague pour faire rire des copains ou les réseaux (ça c’est un usage OK de l’IA, si on accepte les problèmes actuels de l’IA).
En tant que créateur (et là je suis sûr de parler au nom de beaucoup de créateurs), cette façon de créer ne m’intéresse pas. C’est pas mes mots, ces pas mes tournures de phrases, c’est à peine mes idées, c’est pas mon style (au sens de « style d’écriture »). C’est un travail de relecture et de correction, qui fait partie de la création, mais en est la partie la plus fastidieuse. Ce point n’est pas un détail : c’est le cœur du billet.
En tant que lecteur, ce qui m’intéresse c’est le message (là il est dans ton prompt) et la façon de le dire de l’auteur, sa démarche, son style (et là je suis sûr de parler au nom de beaucoup de consommateurs aussi). Or, là soit tu restes sur un texte qui est en gros sorti de « nulle part », qui ne t’appartient pas et qui est partiellement le fruit du hasard (le premier résultat du prompt), soit tu l’as tellement retravaillé (à l’intérieur de l’IA ou non) que ça nous mène au point 3
Même quand on peut retoucher une partie précise avec l’IA (ici avec un texte court, c’est plus facile que sur une image ou une vidéo), c’est :
soit du travail à grosse maille qui continue à générer sa propre création (ex : la modification de la fin) et donc pose le même problème ;
soit tellement inefficace (ex : ta modification de l’heure) ou nécessite tellement de reprises via un outil externe que l’argument de l’efficacité ne fonctionne plus, donc le point 1 (qui est l’argument du billet) ne peut plus s’appliquer – c’est clairement pas ce genre d’usage qui est promu par les IA bros dont je parle dans le billet.
On pourrait imaginer qu’un créateur se serve d’une IA pour dégrossir une idée de base (idée issue de la réflexion de l’auteur ; dégrossissement par IA ; peaufinage manuel dans le style exact du créateur). Mais là encore il reste tellement de travail que l’argument des IA bros décrié dans le billet ne s’applique plus, et là encore c’est la partie intéressante de la création (pour le créateur) qui est confiée à la machine.
[^] # Re: controle sur le résultat : côté AI
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Les « IA bros » ne comprennent rien à la création – une erreur indépendante de l’état actuel des IA. Évalué à 6.
Tu crois mal. C’est dommage, ça te fait partir sur un homme de paille.
Ton exemple met néanmoins en exergue plusieurs choses intéressantes. Pour rappel, je parle de créer quelque chose qui ne soit pas un simple exemple ni juste une blague pour faire rire des copains ou les réseaux (ça c’est un usage OK de l’IA, si on accepte les problèmes actuels de l’IA).
On pourrait imaginer qu’un créateur se serve d’une IA pour dégrossir une idée de base (idée issue de la réflexion de l’auteur ; dégrossissement par IA ; peaufinage manuel dans le style exact du créateur). Mais là encore il reste tellement de travail que l’argument des IA bros décrié dans le billet ne s’applique plus, et là encore c’est la partie intéressante de la création (pour le créateur) qui est confiée à la machine.
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com