• [^] # Re: La fin de la bulle ?

    Posté par . En réponse au lien IA - Le pari de Sam Altman est-il voué à l’échec ? . Évalué à 4. Dernière modification le 16 août 2025 à 21:15.

    Les seuls qui ont du pouvoir sont devenus nihilistes voilà longtemps. Les autres prient. Et toi ? Hé bien tu pries, oui.

    Je ne vois pas pourquoi ce message de Tanouky est tellement moinssé. On peut ne pas être d'accord, mais il a une logique qui se tient et qui selon moi reflète la triste réalité. Le message est loin d'être « inutile ».

    La prière ? Ah ouais t'en es à espérer une vie meilleure pour après la vie ?

    Une prière n'est pas seulement en vue d'une vie après la mort (ou après la vie), mais c'est aussi une demande quelconque à une divinité ou à une instance supérieure. En l'occurrence aux États ou aux grands pollueurs : « Je voudrais un monde meilleur, s'il vous plaît soyez écologiques et pensez à nos enfants ».

    Prière à laquelle le dieu moderne dont le sacerdoce s'exprime en dollars et dont le Temple de Salomon est maintenant situé à Wall Street (et dont les églises où les fidèles communient sont maintenant les centres commerciaux) répond par « Bien sûr, nous traitons de la transition écologique, consommez d'autres produits mais surtout continuez à consommer, nous nous chargeons d'épuiser les ressources planétaires pour vous, ne vous inquiétez pas ».

    Ceux qui comptent donc sur les actions étatiques ou sur celles des grands groupes financiers sont effectivement en état de prière, autant que les pratiquants des autres religions quant aux diverses demandes qu'ils aimeraient voir exaucées par les divinités y afférent.

    Le seul moyen d'imposer un virage n'est pas de demander ou de voter (tout gouvernement, même composé d'écologistes, est tenu par les c...lles par les mouvements financiers divers) mais de voir éclore une contestation sociale suffisamment forte pour que les États soient obligés d'en tenir compte. Et on a vu dans l'affaire des bassines comment l'État français traite de telles pressions, jusqu'à qualifier de terroristes de simples manifestants. Et comment tous les États (et l'Europe) reviennent sur les plus minimes engagements des sommets ou si peu avait pourtant été convenu.

    D'autant plus que, comme le montre Celia Izoard dans le livre dont j'ai donné la référence ci-dessus, la fameuse transition écologique s'accompagne de terribles conséquences sociales pour les populations proches des exploitations minières dont la production alimente les solutions alternatives.

    Bien sûr, tout effort individuel ou de groupe est à bon prendre, mais l'ensemble de ces efforts ne sera jamais suffisant pour inverser le processus si les États ne sont pas contraints d'intervenir dans le sens adéquat, non pas en changeant les produits consommés, mais en changeant totalement le paradigme dont se prévalent actuellement les économistes, et surtout en travaillant dans le sens d'une décroissance (de consommation, de production, et surtout démographique). On peut donc rêver. Ou prier.