• [^] # Re: Intérêt du débat ?

    Posté par . En réponse au lien Fil Mastodon : comment la réforme de l’orthographe de 1990 a été massacrée . Évalué à 4. Dernière modification le 15 août 2025 à 20:48.

    Louis-Ferdinant Céline a eu le prix Renaudot en 1932 avec son premier roman : « Voyage au bout de la nuit », quoi qu’on pense de l’œuvre et du personnage, il a montré une chose avec ce roman : l ’emploi d’un registre de langue soutenu, ou même simplement courant, n’est nullement un pré-requis à l’émergence de la matière littéraire. Ce qui était pourtant à l’époque une parfaite évidence.

    C’est en lisant son deuxième roman, que je ne peux que recommander également, que j’ai pu réaliser qu’une expression comme "faire chier la bite" n’était nullement quelque chose de récent qui serait apparu dans les bidonvilles et les cités de l’après-guerre. Ce dont j’étais persuadé. Pour moi ça remontait maximum aux années 1980 ce genre d’expression.

    Comme dit plus bas : principe d’économie (parlons de l’accent circonflexe qui en est un très bon exemple !). Ce qui compte pour une langue c’est d’être assez partagée, mais tout autant de continuer à évoluer.

    La langue évolue par ceux qui la parlent, souhaiterais-tu qu’ils en parlent une autre afin que « la tienne » se maintienne dans la forme qu’on t’a enseignée toi ? Moi pas. Et même si ma langue maternelle (le céfran, yo) n’est pas ma langue favorite, celle que je trouve la plus remarquable, je suis content de voir qu’elle vit.