ceux qui sont remplaçables par un automate n'aurait jamais pu édifier et ne contribuerons que marginalement à l'édification du temple de la Science
La vision d'Einstein est quand même celle d'un élitisme scientifique assez vertigineux, et je en suis même pas certain de bien comprendre ce qu'il entend avec ses deux catégories. Il y a un rôle pour beaucoup dans la science, pour le tâcheron qui collecte des données, pour celui qui fait beaucoup de bruit avec de nombreuses idées toutes aussi fausses les unes que les autres, mais qui obligent la communauté à réfléchir aux raisons pour lesquelles ces idées sont fausses, pour celui ou celle qui consacre sa vie à un problème obscur qui n'intéresse personne pour le moment, ceux qui parlent aux politiques, aux journalistes, au grand public; ceux qui s'investissent dans l'enseignement et l'encadrement des étudiants, ceux qui assurent le fonctionnement des institutions, ceux qui ramènent beaucoup d'argent, ceux qui conçoivent des expériences qui coûtent très cher, ceux qui conçoivent des expériences qui ne coûtent pas cher...
Après, c'est sûr que l'histoire des sciences ne se rappelle que de Newton ou d'Einstein, mais Einstein a par exemple énormément bénéficié de l'aide de mathématiciens et calculateurs dont la plupart seraient aujourd'hui remplacés par des automates.
Après, le risque que je vois se profiler à assez courte échéance, c'est que dans beaucoup de domaines le travail scientifique consiste à exécuter des plans d'expérience conçus par des systèmes automatiques. Ça n'est pas très gratifiant.
[^] # Re: Inédit pour les métiers qualifiés
Posté par arnaudus . En réponse au journal Coder avec l'IA : le déclin du plaisir. Évalué à 4.
La vision d'Einstein est quand même celle d'un élitisme scientifique assez vertigineux, et je en suis même pas certain de bien comprendre ce qu'il entend avec ses deux catégories. Il y a un rôle pour beaucoup dans la science, pour le tâcheron qui collecte des données, pour celui qui fait beaucoup de bruit avec de nombreuses idées toutes aussi fausses les unes que les autres, mais qui obligent la communauté à réfléchir aux raisons pour lesquelles ces idées sont fausses, pour celui ou celle qui consacre sa vie à un problème obscur qui n'intéresse personne pour le moment, ceux qui parlent aux politiques, aux journalistes, au grand public; ceux qui s'investissent dans l'enseignement et l'encadrement des étudiants, ceux qui assurent le fonctionnement des institutions, ceux qui ramènent beaucoup d'argent, ceux qui conçoivent des expériences qui coûtent très cher, ceux qui conçoivent des expériences qui ne coûtent pas cher...
Après, c'est sûr que l'histoire des sciences ne se rappelle que de Newton ou d'Einstein, mais Einstein a par exemple énormément bénéficié de l'aide de mathématiciens et calculateurs dont la plupart seraient aujourd'hui remplacés par des automates.
Après, le risque que je vois se profiler à assez courte échéance, c'est que dans beaucoup de domaines le travail scientifique consiste à exécuter des plans d'expérience conçus par des systèmes automatiques. Ça n'est pas très gratifiant.