• [^] # Re: Inédit pour les métiers qualifiés

    Posté par . En réponse au journal Coder avec l'IA : le déclin du plaisir. Évalué à 3.

    Cela dépend de ce qu'on met derrière ces termes mais en terme de créativité il y a malgré tout des limites.

    Évidemment, mais il y a des années lumières entre "niveau créatif c'est le néant" et "construire des nouveaux paradigmes dans les domaines scientifiques". En fait, là, on parle de *superintelligence artificielle", et à ma connaissance aucun des modèles existants prétend à la superintelligence.

    Dans tous les cas, tu fais bien d'insister sur le fait qu'il ne faut pas confondre les versions des modèles utilisées pour les tests et les benchmarks, qui sont des versions de développement avec souvent beaucoup de ressources disponibles, et les versions gratuites grand public. Même si l'écart se compte parfois en mois ou en quelques années, donc ça n'est quand même pas comparer une navette spatiale et une twingo.

    Par ailleurs le boulot d'un mathématicien est de repousser l'état de l'art des maths quitte à créer de nouveaux concepts et pour l'instant on n'en est pas là.

    Démontrer des théorèmes sans créer de nouvelles formes de maths c'est aussi le boulot des mathématiciens, et on en est là.

    Évidemment, on peut discuter longtemps de la hauteur de la marche pour passer de "niveau moyen d'un expert sur le sujet" à "meilleur que le meilleur expert". Pour certains c'est juste une question quantitative (plus de neurones, plus de données...), pour d'autres, c'est qualitatif est potentiellement bloquant. La réalité est qu'on n'en sait rien. Je ne vois rien en tout cas qui rendrait impossible l'atteinte d'une singularité technologique dans les années qui viennent.