• [^] # Re: Inédit pour les métiers qualifiés

    Posté par . En réponse au journal Coder avec l'IA : le déclin du plaisir. Évalué à 1.

    Alors quand je vois ce qu'elle est capable de faire avec des trucs plutôt réservés aux experts (genre faire du monkey patching pour aller modifier un objet d'une classe tierces et lui transformer ses descripteurs (des setters dans l'exemple)), je me dis qu'on est pas loin.

    Est-ce vraiment ça de l'expertise Python ? J'ai vu des exemples plus probants, mais vu aussi des cas triviaux où ça ne fonctionnait pas par ailleurs. La résilience ce n'est pas encore ça.

    Non ce n'est pas ça de l'expertise, mais c'est un élément nécessaire à l'expertise (condition nécessaire non suffisante). Ce que je relève c'est l'évolution. Il y a deux ans, l'IA gen était incapable de faire ce genre de truc. Maintenant oui sans problèmes.

    Ce n'est pas rien ni un détail.
    De nombreux experts en fait font déjà plus ou moins ce travail. Ils ne passent pas leur temps à coder mais à diriger techniquement une équipe, à architecture la solution, à arbitrer entre coûts, fonctionnement, maintenance, faisabilité technique, à arbitrer entre des besoins ou désirs contradictoires, etc.

    Donc tu enlève l'équipe que tu remplace par du LLM. Tu ne garde que l'architecte. Ça me fait peur, mais ça marche. Reste le problème de comment tu obtiens cet architecte si il n'est pas passé par l'étape précédente. Pour l'instant ça va, mais dans 5-10 ans...

    D'ailleurs ce problème est par exemple très visible dans des entreprises qui ont une équipe non renouvelée depuis très longtemps et qui ne se maintient pas à jour techniquement. "On a a toujours fait comme ça", "les tests unitaires c'est quoi ?", "les gestionnaires de versions c'est un dépôt FTP avec des archives", etc.

    Ou dans les universités ou écoles d'ingénieurs... On a des gens qui n'ont pas évolué ou très peu, et qui sont déconnectés des avancés du domaine. Ce n'est pas la totalité, mais c'est triste à dire, ce n'est pas une minorité. On a même aussi le coté monoculture avec les écoles d'ingénieurs qui recrutent en enseignant-chercheur leur propres anciens étudiants (et immédiatement après hein, si ils étaient parti 5-10 ans ailleurs entre les deux, ça mélangerait un peu la culture). Bon, je retourne déprimer dans mon coin.