Cela ressemble beaucoup au passage de la micro-informatique au "numérique": une démocratisation de la consommation, mais pas des compétences.
Industrialisation du métier : avant tu avais une personne très spécialisée rare qui faisait du code (artisan) ; puis tu veux plein des développeurs (ouvrier spécialisé) ; puis tu veux des pisseurs de code qui produisent massivement du code dont la qualité est censée être contrôlée ni trop bien - ie trop cher- ni trop nulle (ouvrier) ; puis tu veux une production massive rapide (usine robotisée). L'artisan du code est peu à peu supplanté par une IA : globalement le code n'a pas à être "parfait" (personne n'est prêt à payer pour, reste que les hobbyistes), ni à être fun à faire (faut faire du code fonctionnel ou vendable), ni joli (y aura une niche art/luxe à grande valeur mais rare).
Une contreforce serait par exemple la raréfaction des ressources obligeant à garder des vieux ordi, à optimiser, à faire les poubelles pour trouver des processeurs, etc., bref à ce que la compétence humaine ait une grande valeur car l'automatisation ne serait plus possible.
Tant que le critère de maximisation est l'argent, on s'en fiche de critères comme plaisir, épanouissement, beauté, perfection, diversité/variété, production locale, production durable, qualité de la documentation, etc.
D'autres métiers ont été confrontés à ces bouleversements de production de masse, qui ont conduit à avoir électroménager / télécom / mobilier / moyen de transport / etc. dans chaque foyer.
[^] # Re: Inédit pour les métiers qualifiés
Posté par Benoît Sibaud (site web personnel) . En réponse au journal Coder avec l'IA : le déclin du plaisir. Évalué à 7.
Industrialisation du métier : avant tu avais une personne très spécialisée rare qui faisait du code (artisan) ; puis tu veux plein des développeurs (ouvrier spécialisé) ; puis tu veux des pisseurs de code qui produisent massivement du code dont la qualité est censée être contrôlée ni trop bien - ie trop cher- ni trop nulle (ouvrier) ; puis tu veux une production massive rapide (usine robotisée). L'artisan du code est peu à peu supplanté par une IA : globalement le code n'a pas à être "parfait" (personne n'est prêt à payer pour, reste que les hobbyistes), ni à être fun à faire (faut faire du code fonctionnel ou vendable), ni joli (y aura une niche art/luxe à grande valeur mais rare).
Une contreforce serait par exemple la raréfaction des ressources obligeant à garder des vieux ordi, à optimiser, à faire les poubelles pour trouver des processeurs, etc., bref à ce que la compétence humaine ait une grande valeur car l'automatisation ne serait plus possible.
Tant que le critère de maximisation est l'argent, on s'en fiche de critères comme plaisir, épanouissement, beauté, perfection, diversité/variété, production locale, production durable, qualité de la documentation, etc.
D'autres métiers ont été confrontés à ces bouleversements de production de masse, qui ont conduit à avoir électroménager / télécom / mobilier / moyen de transport / etc. dans chaque foyer.