Donc il est aussi difficile de savoir quand les demandes d'euthanasie ou de suicide assisté concernent des personnes qui n'ont pas les moyens de se faire prendre en charge correctement, et ne veulent pas être un poids pour leurs proches, une pratique qui si d'un point de vue individuel est compréhensible, révèlerait une faille profonde de la société.
Ce sera de toute façon difficile de savoir la conviction profonde de quelqu'un derrière une telle demande, car la personne peut toujours mentir.
La question est celle du process, des psy, des médecins sont là dans toute la chaine pour s'assurer au maximum du souhait du patient. Et les conditions d'accès sont strictes, réservées à des cas où on peut légitimement penser que oui une personne dans un tel état de santé souhaite partir alors qu'il est de toute façon condamné à une vie restante dans des conditions difficiles.
Et après 20 ans de pratique cela n'a pas fortement évolué, ni affaibli les conditions d'accès.
On n'est pas obligé d'aider les gens qui ont des envies suicidaires, mais si on facilite le passage à l'acte, plus de personnes le feront, c'est l'enjeu de ces lois. Et dans le cadre du suicide, on est en devoir de s'assurer que ce n'est pas une envie passagère (tristesse amoureuse ou dépression qui pourrait être prise en charge par exemple) plutôt que de faciliter la mort, parce que c'est plus facile à gérer
Pourtant on voit bien que dans la pratique il n'y a pas une explosion des demandes et que cela se concentre chez des cas spécifiques bien conformes à la loi et son esprit. On ne parle pas d'aider à quelqu'un à se suicider car il est en dépression ou qui a une difficulté de vie passagère ou relative, on parle de gens qui souffrent de maladies très invalidantes et qui n'ont aucune perspective d'amélioration. Et souvent en fin de vie par ailleurs.
Je défends la loi sur la fin de vie, je ne souhaite pas qu'un médecin puisse aider à se suicider un employé en burnout même s'il le désire. Je n'ai jamais soutenu cela.
[^] # Re: Suicide Assisté
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Ozzy Osbourne est bronsonisé. Évalué à 9.
Ce sera de toute façon difficile de savoir la conviction profonde de quelqu'un derrière une telle demande, car la personne peut toujours mentir.
La question est celle du process, des psy, des médecins sont là dans toute la chaine pour s'assurer au maximum du souhait du patient. Et les conditions d'accès sont strictes, réservées à des cas où on peut légitimement penser que oui une personne dans un tel état de santé souhaite partir alors qu'il est de toute façon condamné à une vie restante dans des conditions difficiles.
Et après 20 ans de pratique cela n'a pas fortement évolué, ni affaibli les conditions d'accès.
Pourtant on voit bien que dans la pratique il n'y a pas une explosion des demandes et que cela se concentre chez des cas spécifiques bien conformes à la loi et son esprit. On ne parle pas d'aider à quelqu'un à se suicider car il est en dépression ou qui a une difficulté de vie passagère ou relative, on parle de gens qui souffrent de maladies très invalidantes et qui n'ont aucune perspective d'amélioration. Et souvent en fin de vie par ailleurs.
Je défends la loi sur la fin de vie, je ne souhaite pas qu'un médecin puisse aider à se suicider un employé en burnout même s'il le désire. Je n'ai jamais soutenu cela.