« Utiliser la gpl pour proteger un texte, ça va devenir un concours d'illêtré ? »
Ah ça faisait longtemps. Et tu as l'air de t'être aussi peu renseigné que les dernières fois (quand on a appris que Mandrake faisait de "l'OpenSource donc du proprio" ou que Debian voulait s'approprier je ne sais quoi avec leur critique de la GFDL).
« L'essentiel n'est pas de liberer des mots ou des phrases(qui sont déjà libre par nature), mais des idées et des pensées, en defendant leurs caracteres transmissibles, et réutilisables. »
Raté. Les mots et les phrases ne sont pas libres par nature, ils sont sous copyright quand ils sont publiés. Si tu reprends un bout de texte qui va au-delà de la simple citation sans autorisation de l'auteur, tu rentre dans l'illégalité.
Tu as donc déjà faux sur ce premier point. Le deuxième point est encore plus faux : apporter des restrictions sur des idées empêche de les faire évoluer. Par exemple, on ne peut pas les transformer en leur contraire. Et c'est effectivement le but recherché : la protection de l'idée. Mais le libre c'est justement le contraire. Un logiciel ayant un but donné, s'il est libre, peut devenir un logiciel réalisant le but opposé. Un logiciel ne peut pas être libre s'il interdit son utilisation même pour des horreurs (on prend souvent l'exemple des armes). C'est moche, mais c'est indispensable à l'idée de libre.
Tu défends des objectifs, il s'avère qu'ils sont propriétaires : tu ne veux pas laisser les autres en faire n'importe quoi. Mais c'est exactement ça le propriétaire : tu gardes une exclusivité, tu es seul à pouvoir faire certaines choses sur ton oeuvre. Les autres ne sont pas sur le même plan, ne peuvent pas faire n'importe quoi.
Tu peux défendre tout ça, chacun est libre de licencier comme il l'entend ses oeuvres, mais tout ce que tu défends est une logique propriétaire, au moins partiellement. C'est pourquoi ces oeuvres sont non libres, c'est pour ça que Debian n'en veut pas, etc. Ton point de vue est tout à fait défendable. La seule erreur est d'affirmer que cette approche est libre : c'est faux, c'est une logique propriétaire, même si elle concède certaines libertés partiellement.
Une dernière chose, parce que tu ne comprends pas grand chose à ce sujet : contrairement à ce que tu dis, il n'y a pas de « nouvelle » interprétation des DFSG. C'est toi seul la dernière fois qui, après avoir lu l'avis de quelqu'un (Anthony Towns je crois), a cru que l'avis "officiel" de Debian avait changé. Ce n'est pas le cas, il a toujours été le même. D'ailleurs Bruce Perens a confirmé depuis que l'interprétation actuelle (qui exclue la GFDL) est bien celle qu'il avait à l'esprit lorsqu'il les a rédigés (ie. application à tout : logiciel, données, doc, etc.)
[^] # Re: Un mainteneur HURD poussé dehors par Stallman pour avoir critiqué une licence GNU
Posté par #3588 . En réponse à la dépêche Un mainteneur HURD poussé dehors par Stallman pour avoir critiqué une licence GNU. Évalué à 3.
Ah ça faisait longtemps. Et tu as l'air de t'être aussi peu renseigné que les dernières fois (quand on a appris que Mandrake faisait de "l'OpenSource donc du proprio" ou que Debian voulait s'approprier je ne sais quoi avec leur critique de la GFDL).
« L'essentiel n'est pas de liberer des mots ou des phrases(qui sont déjà libre par nature), mais des idées et des pensées, en defendant leurs caracteres transmissibles, et réutilisables. »
Raté. Les mots et les phrases ne sont pas libres par nature, ils sont sous copyright quand ils sont publiés. Si tu reprends un bout de texte qui va au-delà de la simple citation sans autorisation de l'auteur, tu rentre dans l'illégalité.
Tu as donc déjà faux sur ce premier point. Le deuxième point est encore plus faux : apporter des restrictions sur des idées empêche de les faire évoluer. Par exemple, on ne peut pas les transformer en leur contraire. Et c'est effectivement le but recherché : la protection de l'idée. Mais le libre c'est justement le contraire. Un logiciel ayant un but donné, s'il est libre, peut devenir un logiciel réalisant le but opposé. Un logiciel ne peut pas être libre s'il interdit son utilisation même pour des horreurs (on prend souvent l'exemple des armes). C'est moche, mais c'est indispensable à l'idée de libre.
Tu défends des objectifs, il s'avère qu'ils sont propriétaires : tu ne veux pas laisser les autres en faire n'importe quoi. Mais c'est exactement ça le propriétaire : tu gardes une exclusivité, tu es seul à pouvoir faire certaines choses sur ton oeuvre. Les autres ne sont pas sur le même plan, ne peuvent pas faire n'importe quoi.
Tu peux défendre tout ça, chacun est libre de licencier comme il l'entend ses oeuvres, mais tout ce que tu défends est une logique propriétaire, au moins partiellement. C'est pourquoi ces oeuvres sont non libres, c'est pour ça que Debian n'en veut pas, etc. Ton point de vue est tout à fait défendable. La seule erreur est d'affirmer que cette approche est libre : c'est faux, c'est une logique propriétaire, même si elle concède certaines libertés partiellement.
Une dernière chose, parce que tu ne comprends pas grand chose à ce sujet : contrairement à ce que tu dis, il n'y a pas de « nouvelle » interprétation des DFSG. C'est toi seul la dernière fois qui, après avoir lu l'avis de quelqu'un (Anthony Towns je crois), a cru que l'avis "officiel" de Debian avait changé. Ce n'est pas le cas, il a toujours été le même. D'ailleurs Bruce Perens a confirmé depuis que l'interprétation actuelle (qui exclue la GFDL) est bien celle qu'il avait à l'esprit lorsqu'il les a rédigés (ie. application à tout : logiciel, données, doc, etc.)