Si un correcteur grammatical GPL pour le français apparaît un jour (et à terme, je ne vois pas de raison à ce que cela ne se produise pas), je crois qu'il ne nous viendra pas de France (et je suis français...).
Déjà, les correcteurs les plus répandus, Correcteur 101 et Grammtik (intégré dans Word) nous sont venus respectivement du Québec et de Belgique. Je crois que cela n'est pas anodin : pour ces deux pays, la langue française est une partie essentielle de leur indentité culturelle qu'il leur faut absolument défendre. Le Correcteur 101 tire d'ailleurs son nom de la loi 101 qui impose, je crois, la traduction de tous les documents officiels en français. Plus profondément peut-être, si l'on suit Deleuze qui défendait l'idée d'une littérature mineure, c'est de la périphérie et non du centre qu'il faut attendre les véritables innovations littéraires (« écrire dans sa langue comme dans une langue étrangère »).
Pendant ce temps, l'Académie française, dont le rôle serait de travailler à un tel projet, se contente de dilapider nos impôts en dépenses somptuaires.
[^] # Re: Un aperçu des améliorations prévues pour le futur OpenOffice.org 2.0
Posté par Gohar . En réponse à la dépêche Un aperçu des améliorations prévues pour le futur OpenOffice.org 2.0. Évalué à 4.
Déjà, les correcteurs les plus répandus, Correcteur 101 et Grammtik (intégré dans Word) nous sont venus respectivement du Québec et de Belgique. Je crois que cela n'est pas anodin : pour ces deux pays, la langue française est une partie essentielle de leur indentité culturelle qu'il leur faut absolument défendre. Le Correcteur 101 tire d'ailleurs son nom de la loi 101 qui impose, je crois, la traduction de tous les documents officiels en français. Plus profondément peut-être, si l'on suit Deleuze qui défendait l'idée d'une littérature mineure, c'est de la périphérie et non du centre qu'il faut attendre les véritables innovations littéraires (« écrire dans sa langue comme dans une langue étrangère »).
Pendant ce temps, l'Académie française, dont le rôle serait de travailler à un tel projet, se contente de dilapider nos impôts en dépenses somptuaires.