• [^] # Re: Action en référé de Métrobus à l'encontre de Métropub

    Posté par . En réponse à la dépêche Action en référé de Métrobus à l'encontre de Ouvaton. Évalué à 5.

    > la marchandisation c'est le progrès

    Uh! Dans le mot progrès , il n'y a pas de notion commerciale. Pour progrès, je vois soit amélioration des connaissances de l'espèce, dans le sens de progrès scientifique, c'est d'ailleurs le sens le plus utilisé (en particulier depuis la révolution industrielle), soit le progrès social, amélioration du bien être du peuple.
    Dans la marchandisation, je ne retrouve aucune de ces notions. Progrès signifierait-il "amélioration des bénéfices des grosses entreprises?"

    En fait, j'irais plus loin : la marchandisation est une régression.
    - connaissance : la marchandisation a l'air d'impliquer l'extension de la propriété sur les connaissance. En découlent DMCA, EUCD, et brevet. Tout cela met un frein à la diffusion des connaissances, donc au progrès scientifique. Et non, je n'adhère pas au raisonnement : "les brevets/DRM/... permettent aux entreprises de récupérer ce à quoi ils ont droit, qu'ils peuvent réinvestir, et donc faire progresser...".
    Autre chose, la marchandisation, c'est la mise en situation de concurrence de l'éducation (accords AGCS), avec appropriation des savoirs par les entreprises. Régresion.

    - social : la "marchandisation", c'est la transformation du citoyen en consommateur. Progrès? Confier la conduite du monde à des bovins affalés devant les pubs (ou le JT) à la télé? Surtout pas. On fait ça entre gens éduqués, voyons! Restons entre nous. Les autres, qu'ils achètent nos produits et votent pour nous. Régression sociale.
    L'esclavage des jeunes par la mode, les marques, le téléphone portable : régression sociale. Sans compter la régression économique dans les pays plus faibles économiquement (exportation subventionnée par l'EU et les USA dans des pays à l'économie fragile) : clairement régression sociale (le chômage, c'est pas une amélioration du bien être du peuple).

    J'arrête là, mais il y en a des choses à dire.