Car il semble bien que c'est un contrôle total du secteur qu'ils visent grâces à leurs semences modifiées.
Je ne suis pas sûr que ce soit exactement ça, même si c'est une possibilité. Je pense que ces entreprises ont dépensé des fortunes dans le développement de plantes génétiquement modifiée et qu'elles veulent à tout prix un retour sur investissement, ce qui provoque des comportements complètement abherrants et des idées de propriétés intellectuelle sur les semences qui étaient assez étrangères à ce secteur auparavant (l'ensemble de ces boites ont l'habitude de se piquer réciproquement des variétés pour tenter de s'en servir pour en développer de nouvelles).
Je pense qu'il faut se battre contre ce genre de pratique et je pense que c'est possible dans le système actuel. Tout d'abord il faut bien voir que ces excès ont tous eu lieu aux USA ou au Canada. Le premier truc à faire c'est donc de rejeter l'importation de ces méthodes en Europe, qui est un gros marché pour eux. Ceci rejoint la bataille future qui arrive sur la brevetabilité du vivant en Europe qui est un problème proche de celui des brevets logiciels (je dirais même presque identique) et qu'il va falloir gagner comme pour les logiciels (même si c'est pas fini). Ce sera très très dur, car il n'y a pas que le secteur agronomique qui est impliqué mais aussi le secteur de la recherche médicale et là les lobbies sont énormes (peut-être même plus gros que les lobbies informatiques).
Pour l'instant quasiment uniquement les OGM peuvent être brevetés et pas les variétés conventionnelles. Pour l'instant il "suffit" de rejeter les OGM pour éviter ces dérives [1], si les brevets sur le vivants sont appliqués ce sont toutes les variétés qui seront touchés et là ce sera dramatique.
Il y a un espoir cependant, c'est que l'agriculture est un domaine qui touche beaucoup plus l'opinion publique que l'informatique, et les décisions dans ce domaine auront beaucoup plus de répercussions sur les élections qui suivront que le vote sur la brevetabilité des logiciels.
[1] je regrette cependant que la bataille anti-OGM se soit fait sur le dos de la santé publique, car c'est pas le plus gros problème, mais c'est ça qui marche médiatiquement.
[^] # Re: Halte à la simplification abusive
Posté par beb . En réponse à la dépêche Après le logiciel libre, les graines "libres" ?. Évalué à 3.
Je ne suis pas sûr que ce soit exactement ça, même si c'est une possibilité. Je pense que ces entreprises ont dépensé des fortunes dans le développement de plantes génétiquement modifiée et qu'elles veulent à tout prix un retour sur investissement, ce qui provoque des comportements complètement abherrants et des idées de propriétés intellectuelle sur les semences qui étaient assez étrangères à ce secteur auparavant (l'ensemble de ces boites ont l'habitude de se piquer réciproquement des variétés pour tenter de s'en servir pour en développer de nouvelles).
Je pense qu'il faut se battre contre ce genre de pratique et je pense que c'est possible dans le système actuel. Tout d'abord il faut bien voir que ces excès ont tous eu lieu aux USA ou au Canada. Le premier truc à faire c'est donc de rejeter l'importation de ces méthodes en Europe, qui est un gros marché pour eux. Ceci rejoint la bataille future qui arrive sur la brevetabilité du vivant en Europe qui est un problème proche de celui des brevets logiciels (je dirais même presque identique) et qu'il va falloir gagner comme pour les logiciels (même si c'est pas fini). Ce sera très très dur, car il n'y a pas que le secteur agronomique qui est impliqué mais aussi le secteur de la recherche médicale et là les lobbies sont énormes (peut-être même plus gros que les lobbies informatiques).
Pour l'instant quasiment uniquement les OGM peuvent être brevetés et pas les variétés conventionnelles. Pour l'instant il "suffit" de rejeter les OGM pour éviter ces dérives [1], si les brevets sur le vivants sont appliqués ce sont toutes les variétés qui seront touchés et là ce sera dramatique.
Il y a un espoir cependant, c'est que l'agriculture est un domaine qui touche beaucoup plus l'opinion publique que l'informatique, et les décisions dans ce domaine auront beaucoup plus de répercussions sur les élections qui suivront que le vote sur la brevetabilité des logiciels.
[1] je regrette cependant que la bataille anti-OGM se soit fait sur le dos de la santé publique, car c'est pas le plus gros problème, mais c'est ça qui marche médiatiquement.