Alors je ne dis pas qu'ils sont bêtes, je dis que la démarche de privatisation est selon moi individualiste (ce qui n'est pas trivial, et dont je viens justement débattre). De même, je ne réfléchis pas a leur place, mais je cherche a en discuter avec eux.
Je vais faire un parallèle avec l'actionnariat. Les actionnaires par le système qu'ils mettent en place et perpétuent, gagnent de l'argent par leur investissement. Cet argent entre en concurrence avec l'argent produit par le travail, et participe de manière très active à l'augmentation des inégalités. Cette dynamique est très négative, même pour eux, notamment parce qu'ils ont un mauvais rapport a la société. Mais aussi de manière concrète, parce que dans les sociétés ou les inégalités ont explosé, comme l'Afrique du Sud par exemple, ils sont obligés de se réfugier dans des enclaves grillagées, à cause de la criminalité causée par la misère.
La volonté est d'aller a l'encontre de cette dynamique, en discutant du fait qu'il me semble contre-ethique de transformer les idées, connaissances et concepts en actifs financiers.
Par ailleurs je ne parle de changer directement le système, mais se mettre d'accord sur des concepts et idées.
Du coup pour ce qui est de quitter l'OMS, et bien il s'agirait dans un premier temps de se mettre d'accord, puis de les convaincre pour faire bouger les lignes. Pareil pour la révolution.
Par ailleurs en effet ce que je veux : je peux tout a fait critiquer les modèles économiques qui ne me semble pas viables ou éthiques. Et j'en discute pour comprendre, pas pour juger.
La privatisation des connaissances implique pour moi de gros problèmes (inégalités, monopoles, etc.). Sa suppression pose la question du modèle économique pour financer les auteurs. Je trouve au 1er degré le modèle du financement participatif valorisant, le fait que le public soit prêt a participer financièrement au projet pour le voir exister. Pour le tri des projets, ils se feraient donc naturellement, les gens finançant ce qu'il veulent voir exister.
Pour ce qui est des subventions, le modèle de la recherche publique n'est pas le seul. Il y a aussi les financements du CNC pour le cinéma par exemple. Ils doivent présenter leur projet pour avoir les financements, mais c'est aussi le cas lorsqu'on cherche des financeurs privés. C'est juste que ce serait donc financé par tous mais pour tous. Bref, je trouve qu'un système de subventions n'implique pas nécessairement un enfer administratif.
Pour finir, en effet, ce que je propose induit de fait un copyleft généralisé, ou tout serait utilisable par tout le monde tout le temps. De fait avec des œuvres et des logiciels open-source, les films se retrouveraient gratuitement sur des plateformes administré par et pour le peuple. Cela court-circuiterait le monopole des multinationales du numérique : qui irait payer alors qu'on peut y accéder gratuitement et légalement ?
Je tente de détailler le tenants et aboutissants de mon raisonnement économique dans un manifeste accessible ici si tu veux.
Par ailleurs, je trouve le ton de ta réponse sarcastique et méprisant. Tu as sûrement de bonnes raisons de ne pas être d'accord et tu l'exprimes comme tu veux, mais je ne vois pas l'intérêt d'être désagréable.
[^] # Re: Qu'en pensez vous ?
Posté par OuVersPlus2Liberté (Mastodon) . En réponse au message Débat - Propriété intellectuelle et société. Évalué à 1.
Alors je ne dis pas qu'ils sont bêtes, je dis que la démarche de privatisation est selon moi individualiste (ce qui n'est pas trivial, et dont je viens justement débattre). De même, je ne réfléchis pas a leur place, mais je cherche a en discuter avec eux.
Je vais faire un parallèle avec l'actionnariat. Les actionnaires par le système qu'ils mettent en place et perpétuent, gagnent de l'argent par leur investissement. Cet argent entre en concurrence avec l'argent produit par le travail, et participe de manière très active à l'augmentation des inégalités. Cette dynamique est très négative, même pour eux, notamment parce qu'ils ont un mauvais rapport a la société. Mais aussi de manière concrète, parce que dans les sociétés ou les inégalités ont explosé, comme l'Afrique du Sud par exemple, ils sont obligés de se réfugier dans des enclaves grillagées, à cause de la criminalité causée par la misère.
La volonté est d'aller a l'encontre de cette dynamique, en discutant du fait qu'il me semble contre-ethique de transformer les idées, connaissances et concepts en actifs financiers.
Par ailleurs je ne parle de changer directement le système, mais se mettre d'accord sur des concepts et idées.
Du coup pour ce qui est de quitter l'OMS, et bien il s'agirait dans un premier temps de se mettre d'accord, puis de les convaincre pour faire bouger les lignes. Pareil pour la révolution.
Par ailleurs en effet ce que je veux : je peux tout a fait critiquer les modèles économiques qui ne me semble pas viables ou éthiques. Et j'en discute pour comprendre, pas pour juger.
La privatisation des connaissances implique pour moi de gros problèmes (inégalités, monopoles, etc.). Sa suppression pose la question du modèle économique pour financer les auteurs. Je trouve au 1er degré le modèle du financement participatif valorisant, le fait que le public soit prêt a participer financièrement au projet pour le voir exister. Pour le tri des projets, ils se feraient donc naturellement, les gens finançant ce qu'il veulent voir exister.
Pour ce qui est des subventions, le modèle de la recherche publique n'est pas le seul. Il y a aussi les financements du CNC pour le cinéma par exemple. Ils doivent présenter leur projet pour avoir les financements, mais c'est aussi le cas lorsqu'on cherche des financeurs privés. C'est juste que ce serait donc financé par tous mais pour tous. Bref, je trouve qu'un système de subventions n'implique pas nécessairement un enfer administratif.
Pour finir, en effet, ce que je propose induit de fait un copyleft généralisé, ou tout serait utilisable par tout le monde tout le temps. De fait avec des œuvres et des logiciels open-source, les films se retrouveraient gratuitement sur des plateformes administré par et pour le peuple. Cela court-circuiterait le monopole des multinationales du numérique : qui irait payer alors qu'on peut y accéder gratuitement et légalement ?
Je tente de détailler le tenants et aboutissants de mon raisonnement économique dans un manifeste accessible ici si tu veux.
Par ailleurs, je trouve le ton de ta réponse sarcastique et méprisant. Tu as sûrement de bonnes raisons de ne pas être d'accord et tu l'exprimes comme tu veux, mais je ne vois pas l'intérêt d'être désagréable.