Je vois plusieurs danger aux protections contre la copie, et à l'interdiction de leur contournement :
- il devient de fait impossible de pratiquer son droit à la copie privée, c'est à dire de copier tout ou partie d'une oeuvre dont on a acheté le droit de la représenter dans le cercle de famille pour son propre usage (extraits, insertion d'une musique dans une vidéo
familiale, écoute/visionnage sur un matériel ne tolérant pas le support d'origine -- les lecteurs de cd ou dvd n'existeront pas éternellement).
- la sauvegarde et la conservation des oeuvres devient impossible, et elles disparaîtront
avant de tomber dans le domaine public, ou pour les rares conservées par les éditeurs
n'y tomberont jamais (puisqu'ils présenteront des oeuvres restaurées, colorisées,
passées en 3d, ou n'importe-quelle /innovation/).
- l'extention des mesures de protection contre la copie aux outils de création (appareils
photographiques, caméras vidéos...) risque d'être faite sans que le créateur ait le choix
de les mettre ou non en oeuvre. La circulation des oeuvres que l'on aura créees sera
soumise au bon vouloir de ceux qui posséderont la clef. Ca peut faire 1984, mais ça
s'appelle "DRM", et c'est le dernier cri (que l'on pourra pousser)...
Si nos chers élus pouvaient s'intéresser de près à ces dangers...
# Re: Conférence sur les biens communs informationnels et l'EUCD
Posté par Thomas Harding . En réponse à la dépêche Conférence sur les biens communs informationnels et l'EUCD. Évalué à 4.
- il devient de fait impossible de pratiquer son droit à la copie privée, c'est à dire de copier tout ou partie d'une oeuvre dont on a acheté le droit de la représenter dans le cercle de famille pour son propre usage (extraits, insertion d'une musique dans une vidéo
familiale, écoute/visionnage sur un matériel ne tolérant pas le support d'origine -- les lecteurs de cd ou dvd n'existeront pas éternellement).
- la sauvegarde et la conservation des oeuvres devient impossible, et elles disparaîtront
avant de tomber dans le domaine public, ou pour les rares conservées par les éditeurs
n'y tomberont jamais (puisqu'ils présenteront des oeuvres restaurées, colorisées,
passées en 3d, ou n'importe-quelle /innovation/).
- l'extention des mesures de protection contre la copie aux outils de création (appareils
photographiques, caméras vidéos...) risque d'être faite sans que le créateur ait le choix
de les mettre ou non en oeuvre. La circulation des oeuvres que l'on aura créees sera
soumise au bon vouloir de ceux qui posséderont la clef. Ca peut faire 1984, mais ça
s'appelle "DRM", et c'est le dernier cri (que l'on pourra pousser)...
Si nos chers élus pouvaient s'intéresser de près à ces dangers...
TH.