Mais bloquer la création pour les préserver, c'est les aider eux soit, mais de quel droit bloquer le reste des 99% de la population qui ne pourra alors pas d’œuvres de meilleurs qualité?
C'est peut-être heureusement ou malheureusement, parce que c'est difficile à dire, mais la culture "made in IA" a un problème majeur : elle n'est pas copyrightable dans l'état actuel du droit. Une IA ne peut pas s'inscrire à la SACEM, elle ne peut pas nommer un producteur comme ayant-droit, etc. Bizarrement, toute cette production culturelle IA serait donc dans le domaine public, et ne pourrait bénéficier que très marginalement à l'industrie de la culture. Bien sûr, des "parades" vont être essayées : attribuer les oeuvres à des prête-noms humains, prétendre que les activités annexes (ingé son, marketting...) sont des oeuvres de l'esprit qui se superposent à l'oeuvre de l'AI, ou faire changer les lois. Mais à mon avis, c'est là un risque majeur pour l'"industrie" de la culture à trop utiliser l'IA, puisque leurs revenus dépendent principalement des droits d'auteur. Ça pourra peut-être protéger au moins un temps les créateurs artistiques humains.
[^] # Re: Protéger les auteurs
Posté par arnaudus . En réponse au lien Non aux faux livres IA : l’appel des écrivains et éditeurs européens. Évalué à 6.
C'est peut-être heureusement ou malheureusement, parce que c'est difficile à dire, mais la culture "made in IA" a un problème majeur : elle n'est pas copyrightable dans l'état actuel du droit. Une IA ne peut pas s'inscrire à la SACEM, elle ne peut pas nommer un producteur comme ayant-droit, etc. Bizarrement, toute cette production culturelle IA serait donc dans le domaine public, et ne pourrait bénéficier que très marginalement à l'industrie de la culture. Bien sûr, des "parades" vont être essayées : attribuer les oeuvres à des prête-noms humains, prétendre que les activités annexes (ingé son, marketting...) sont des oeuvres de l'esprit qui se superposent à l'oeuvre de l'AI, ou faire changer les lois. Mais à mon avis, c'est là un risque majeur pour l'"industrie" de la culture à trop utiliser l'IA, puisque leurs revenus dépendent principalement des droits d'auteur. Ça pourra peut-être protéger au moins un temps les créateurs artistiques humains.