Après réflexions, cette règle n'est en rien une nouvelle règle ou une exception, je me suis fait avoir par un non dit.
Lorsque l'on écrit « Les airs que j'ai entendu jouer ont duré toutes la nuit », le sujet de « jouer » est sous-entendu et non explicite dans la phrase. Les airs sont le COD de jouer et ce sujet implicite le COD d'entendre. Raison pour laquelle on n'acccorde pas.
Cela se voit mieux si l'on reformule la phrase :
j'ai entendu jouer des airs qui ont duré toute la nuit
j'ai entendu (quelqu'un) jouer des airs qui ont duré toute la nuit
Dans la phrase
les musiciens que j'ai entendus jouer sont plein d'énergie
Ici les musiciens sont bien COD de entendre mais sujet de jouer.
Dans le cas d'entendre prendre, c'est la même analyse. Si je le dis à l'oral, cela devrait plutôt se faire via une incise à l'écrit :
les décisions que j'ai entendues, prises lors de la réunion, m'ont laissé perplexe.
C'est pour cela que lorsque le sujet de « prendre » est présent, j'utilise l'infinitif :
les décisions que j'ai entendu prendre Nicolas m'ont laissé perplexe
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: À écouter
Posté par kantien . En réponse au lien Le DICTIONNAIRE de l'ACADÉMIE est une HONTE. Évalué à 3.
Tu m'as fais douter de ma grammaire. :-P
Après réflexions, cette règle n'est en rien une nouvelle règle ou une exception, je me suis fait avoir par un non dit.
Lorsque l'on écrit « Les airs que j'ai entendu jouer ont duré toutes la nuit », le sujet de « jouer » est sous-entendu et non explicite dans la phrase. Les airs sont le COD de jouer et ce sujet implicite le COD d'entendre. Raison pour laquelle on n'acccorde pas.
Cela se voit mieux si l'on reformule la phrase :
Dans la phrase
Ici les musiciens sont bien COD de entendre mais sujet de jouer.
Dans le cas d'entendre prendre, c'est la même analyse. Si je le dis à l'oral, cela devrait plutôt se faire via une incise à l'écrit :
C'est pour cela que lorsque le sujet de « prendre » est présent, j'utilise l'infinitif :
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.